Une attaque djihadiste contre l’armée malienne fait 54 morts près du Niger

BAMAKO, Mali — Une attaque contre des militaires maliens a fait au moins 54 morts, dont un civil, à proximité de la frontière avec le Niger vendredi.

Le gouvernement du Mali rapporte que cet assaut — le deuxième en un mois à cibler ses forces armées — est survenu à Indelimane, dans la région de Ménaka.

L’attaque n’a pas été immédiatement revendiquée, mais des djihadistes liés au groupe armé État islamique sont actifs dans ce secteur.

«Des renforts ont été envoyés sur les lieux et la situation est maîtrisée avec le soutien de l’armée française, qui aide à évacuer les blessés», a déclaré Yaya Sangare, un porte-parole du gouvernement, en entrevue avec l’Associated Press.

Selon M. Sangare, les assaillants auraient fui vers la frontière avec le Niger.

Cette nouvelle agression ne fera rien pour apaiser les tensions à Bamako. Des familles de militaires sont déjà descendues dans les rues de la capitale afin de dénoncer le manque de ressources de l’armée sur le terrain pour faire face à une multitude de groupes djihadistes.

Et le bain de sang de vendredi survient seulement un mois après la mort de 41 militaires et la disparition d’une vingtaine d’autres dans le cadre de deux attaques contre des soldats maliens participant à une force régionale de lutte contre le terrorisme.

Ces récentes attaques contre l’armée malienne comptent parmi les plus meurtrières depuis le début de l’intervention menée par la France en 2013 pour libérer les principales villes du nord du pays de l’emprise des djihadistes.

Le Canada a pour sa part assuré une présence militaire dans ce pays d’Afrique de l’Ouest durant plus d’un an par le biais de Casques bleus. Bien que sa mission devait prendre fin au mois de juillet dernier, les évacuations médicales ont été prolongées et une équipe a été renvoyée sur place pour assurer la transition avec les forces roumaines.