Une «chambre de torture» pour le crime organisé dans un conteneur aux Pays-Bas

LA HAYE, Pays-Bas — La police néerlandaise a découvert des conteneurs maritimes qui avaient été convertis en prison de fortune et en véritable «salle de torture», insonorisée, avec une chaise de dentiste, des pinces, des scalpels, des taille-haies et des menottes, a annoncé mardi un officier de haut rang.

Les autorités ont déclaré que la police avait mené la perquisition avant que la chambre de torture ne puisse être utilisée. Les victimes potentielles, déjà identifiées, ont été prévenues et ont eu le temps de se cacher.

Cette découverte macabre a été faite le mois dernier par des policiers qui enquêtaient à partir de données provenant de téléphones cryptés utilisés par des criminels et qui ont été récemment découverts par la police française. Des enquêteurs en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas ont déjà arrêté des centaines de suspects sur la base de ces messages cryptés.

L’annonce de mardi a donné un aperçu horrible du monde criminel néerlandais, de plus en plus violent, impliqué dans la production et le trafic de drogues à grande échelle.

La police néerlandaise a déclaré la semaine dernière que leurs enquêtes avaient conduit jusqu’ici à l’arrestation de plus de 100 suspects et à la saisie de plus de 8000 kilos de cocaïne et 1200 kilos de méthamphétamine en cristaux, ainsi que le démantèlement de 19 laboratoires de drogues synthétiques et la saisie de dizaines d’armes à feu.

Or, le 22 juin, des policiers néerlandais ont arrêté six hommes soupçonnés notamment de préparation d’enlèvements et d’agressions graves. C’est là que les enquêteurs ont découvert les sept conteneurs maritimes «convertis», dans un entrepôt à Wouwse Plantage, un petit village du sud-ouest des Pays-Bas, près de la frontière avec la Belgique, selon un communiqué publié mardi.

«Six des conteneurs étaient destinés à être des cellules dans lesquelles des personnes pouvaient être attachées et un conteneur était destiné à servir de chambre de torture», a déclaré Andy Kraag, chef du service national d’enquête de la police.

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