Une coalition demande plus de protections pour les aides familiales résidentes

TORONTO — Un organisme demande au gouvernement fédéral de renforcer les protections pour les travailleurs migrants, qui seraient de plus en plus exploités pendant la pandémie, et de leur accorder le statut de résident permanent.

Le Migrant Rights Network affirme dans un rapport que la crise mondiale de santé publique a provoqué une hausse des abus auxquels seraient confrontés les travailleurs qui viennent de l’étranger pour s’occuper d’enfants, de malades et de personnes âgées au domicile de leurs employeurs.

Le rapport, qui a été compilé en sondant plus de 200 travailleurs migrants à travers le Canada, conclut que ces aides familiales résidentes ont dû parfois vivre pendant la pandémie avec des salaires impayés, de longues heures de travail et des expulsions — mais sans grande protection juridique.

La coalition formule donc une série de recommandations visant à aborder les conditions d’emploi et le logement, et à assurer une voie d’accès vers la citoyenneté pour ces travailleurs migrants. «Les lois restrictives sur l’immigration ont créé des conditions d’exploitation et d’abus auxquelles les aides familiales sont actuellement confrontées — et ce depuis des décennies», a déclaré Diana Da Silva, de l’organisme Caregivers Action Center, qui est membre de la coalition Migrant Rights Network.

«Ces expériences ne sont pas nouvelles, mais elles ont été exacerbées pendant la COVID-19.»

La coalition soutient que certains travailleurs migrants ont vu leurs quarts de travail diminuer, ce qui les empêche d’accumuler suffisamment d’heures pour demander le statut de résident permanent. Certains travailleurs auraient aussi été mis à pied et n’ont donc pas pu accéder au soutien du revenu.

«Le statut de résident permanent est le changement le plus important qui permettrait aux travailleurs migrants de se protéger contre l’exploitation du travail», indique le rapport. Cela donnerait «immédiatement aux travailleurs la possibilité de quitter un mauvais emploi et de porter plainte sans crainte de représailles».

Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaires.

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