Une coalition espère contrer la décision d’abolir le Commissaire à la santé

QUÉBEC – Des voix s’élèvent pour dénoncer la décision du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, d’abolir le poste de Commissaire à la santé et au bien-être.

Une coalition formée de plusieurs organismes du secteur de la santé et de syndicats est en train de voir le jour et vise à convaincre le ministre de revoir sa décision.

Avec ses études et ses rapports, le Commissaire à la santé était en quelque sorte le chien de garde du réseau de la santé et pouvait agir en toute indépendance quant aux sujets explorés.

En point de presse mardi à Québec, les membres de la coalition ont dit juger que cette abolition représentait un recul important pour le réseau.

Une des porte-parole, la présidente de l’Association médicale du Québec, la docteure Yun Jen, a fait valoir que le Commissaire était la seule institution capable d’avoir une vue d’ensemble sur le système de santé québécois en toute objectivité, la seule capable d’évaluer ses performances.

La coalition a rappelé que c’est le premier ministre Philippe Couillard, alors qu’il était ministre de la Santé, qui avait proposé il y a une dizaine d’années la création du poste de Commissaire à la santé et au bien-être, pour assurer une meilleure reddition de comptes et une plus grande transparence.

La coalition compte aussi parmi ses membres le regroupement Jeunes médecins pour la santé publique, le Mouvement citoyen pour la santé publique, les Médecins québécois pour le régime public, l’Association des retraités de l’éducation et des autres services publics, la CSN et la CSQ.

Mardi, la coalition a reçu l’appui de l’opposition péquiste. La porte-parole péquiste en santé, la députée de Taillon, Diane Lamarre, qui a qualifié la décision d’«aberrante», a rappelé que le Commissaire devait publier cette année une série d’études liées à l’actualité en santé, dont une sur la performance des urgences, une autre sur le régime d’examen des plaintes, un rapport sur l’hébergement des personnes âgées, une consultation sur les préoccupations des Québécois quant au panier de services assurés et une étude sur la rémunération des médecins.