Une coalition exige plus de fermeté du Canada à l’endroit de la Chine

OTTAWA — Une coalition de défense des droits de la personne demande au Canada d’assigner un contact de première ligne pour les gens et les groupes victimes de harcèlement et d’intimidation en raison de leur activisme contre la Chine.

La Coalition canadienne de des droits de la personne en Chine a déclaré dans un rapporté publié mardi que les activistes au Canada font de plus en plus face à de l’ingérence alors qu’ils soulèvent de graves problèmes de droits de la personne en Chine.

La coalition, qui comprend Amnistie internationale Canada, a indiqué que les autorités chinoises ont mis de la pression sur plusieurs communautés au Canada, y compris sur des élus, dans des médias sino-canadiens, sur les réseaux sociaux et auprès d’institutions académiques.

La coalition demande qu’une instance du gouvernement canadien soit nommée pour recevoir les plaintes de groupes ou d’individus, colliger des données sur des incidents spécifiques, analyser les tendances et coordonner la réponse aux cas de harcèlement.

Les cas possibles d’activités criminelles pourraient ainsi être référés aux autorités et des actions pourraient ainsi être prises contre certains diplomates chinois.

La coalition souhaite également que le Canada affirme clairement qu’il ne tolérera pas les violations flagrantes de pratiques diplomatiques normales ni l’ingérence contre les groupes de défense des droits de la personne sur son territoire.

Le rapport parle notamment de cas de harcèlement répondant à une campagne commanditée par la Chine contre les citoyens d’origine tibétaine ou hongkongaise, les Ouïghours établis au Canada, le mouvement Falun Gong, les activistes prodémocratie et les autres défenseurs des droits de la personne en liens avec la Chine.

La situation s’envenime, les autorités chinoises étant enhardies par la réponse inadéquate des gouvernements, indique-t-on dans le rapport.

Questionné au sujet d’une possible ingérence chinoise, mardi, le premier ministre Justin Trudeau a déclaré que le Canada continuerait de défendre la liberté de parole et le droit de protester.

«Le gouvernement canadien a toujours fait part de ses inquiétudes au sujet des droits de la personne et du respect de la liberté et de la démocratie dans nos relations avec tous les pays, y compris la Chine», a-t-il dit.

Cependant, la coalition prétend que les individus ou les groupes qui sont menacés, intimidés ou sont victimes d’ingérence ont besoin d’une réponse concertée de la part du pays.

«Présentement, la réponse des autorités canadiennes est au cas par cas au mieux. Le plus souvent, elle est insatisfaisante et inefficace à identifier les sources du harcèlement.»

L’ambassade chinoise à Ottawa n’avait pas de commentaire immédiat à formuler au sujet de ce rapport.