Une coalition réclame un plafond pour les GES issus des exportations d’hydrocarbures

QUÉBEC — Une coalition étudiante demande au gouvernement fédéral de plafonner et réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) issues des exportations d’hydrocarbures du Canada.

Le Front étudiant d’action climatique (FÉDAC), qui regroupe 330 000 étudiants, manifestera jeudi, notamment à Montréal, Québec, Chicoutimi, Rimouski et Ville-Marie.

Des étudiants se rassembleront devant le bureau du ministre fédéral de l’Environnement, Steven Guilbault, dans sa circonscription de Laurier-Sainte-Marie, à Montréal.

Des élus libéraux ont été ciblés, parce qu’ils forment le gouvernement, mais le député conservateur de Chicoutimi, Richard Martel, est aussi visé, parce que le FÉDAC veut sensibiliser tous les partis.

«Le message qu’on adresse à tous les députés de tous les partis au Québec, c’est que le gouvernement fédéral a promis une loi pour réduire les GES de l’industrie des énergies fossiles, donc vous devez inclure les émissions de GES issues de l’exportation des énergies fossiles du Canada», a affirmé le porte-parole du FÉDAC, Simon Guiroy, en entrevue avec La Presse canadienne.

Pourquoi faut-il plafonner non seulement les GES au pays mais aussi ceux que le Canada contribue à faire émettre ailleurs dans la monde avec la combustion de ses hydrocarbures exportés?

En 2019, le Canada a émis au total 730 mégatonnes de GES, mais a exporté pour 954 mégatonnes de GES liés aux hydrocarbures, ce qui augmente donc les émissions partout sur la planète.

«C’est ridicule d’imposer des mesures de réduction qui ignorent la plus grande part du problème: les GES provenant de nos exportations sont plus élevés encore que nos GES émis pour tout le Canada, a plaidé M. Guiroy. C’est le combat prioritaire au pays, si on veut lutter contre l’urgence climatique.»

Qui plus est, les émissions de GES au pays ont été à peu près stabilisées entre 2012 et 2019, alors que les émissions liées aux exportations ont bondi de 46 %, a-t-il argué.

Le FÉDAC est déjà actif sur plusieurs fronts. Il lutte notamment contre le projet controversé d’exploitation pétrolière Bay du Nord, au large de Terre-Neuve-et-Labrador. Il a aussi mené un mouvement contre le projet GNL-Québec à Saguenay, qui a été bloqué autant par le Québec que par le fédéral.

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