Une dénonciatrice en auto écope de 477 $ de contraventions

WHISTLER, C.-B. — Une femme de Colombie-Britannique qui a dénoncé à la police une conductrice qui ne roulait pas assez vite a écopé pour près de 500 $ de contraventions parce que ce faisant, elle avait elle-même violé le code de la sécurité routière.

Selon le sergent d’état-major Paul Hayes, du détachement de la Gendarmerie royale du Canada à Whistler, la femme a appelé la police en juillet dernier pour signaler que la voiture d’une école de conduite roulait sous la limite inférieure.

Les enquêteurs ont toutefois mis la main sur les enregistrements des caméras de surveillance montées sur les voitures de l’école de conduite. Selon M. Hayes, les images démontraient que c’était plutôt la dénonciatrice qui avait enfreint plusieurs règlements du code de la sécurité routière, notamment en prenant des photos avec son téléphone cellulaire alors qu’elle était elle-même au volant.

Des documents judiciaires révèlent que Joanna Harrington a été accusée de changement de voies interdit, sur une ligne continue, et d’utilisation d’un appareil électronique au volant, des infractions passibles d’amendes de 109 $ et de 368 $ respectivement.

Selon les documents, Mme Harrington soutient que l’instructeur de l’école de conduite était davantage préoccupé à narguer les autres conducteurs que de faire son travail.

L’instructeur Todd McGivern explique qu’il enseignait à son élève, une femme dans la vingtaine, comment réagir en toute sécurité à un véhicule qui suit de trop près. Il demandait à la jeune conductrice de ralentir puis d’accélérer pour que la voiture derrière garde une distance sécuritaire. Ce qui n’a pas plu à l’autre conductrice.

L’instructeur soutient par ailleurs que l’accotement n’était pas assez sécuritaire à cet endroit pour se ranger et laisser passer les autres véhicules.