Une dissidente iranienne entame sa 29e journée de grève de la faim

OTTAWA — Les avocats canadiens d’une militante iranienne pour les droits de la personne emprisonnée à Téhéran demandent des sanctions d’Ottawa et l’intervention des Nations unies, alors que Nasrin Sotoudeh poursuit une grève de la faim depuis 29 jours.

L’avocate iranienne a été brièvement hospitalisée lundi à Téhéran mais elle a depuis regagné la tristement célèbre prison d’Evin, où elle est détenue depuis juin 2018, explique Yonah Diamond, l’un de ses avocats montréalais.

Mme Sotoudeh, âgée de 57 ans, a perdu au moins sept kilos et souffre d’une tension artérielle instable, de pertes de mémoire, de migraines, de vomissements et de déshydratation, selon Me Diamond. Il affirme que même si elle est déterminée à poursuivre son combat, elle y risque maintenant sa vie.

Son équipe canadienne de défense est dirigée par l’ancien ministre libéral de la Justice Irwin Cotler, fondateur du Centre Raoul-Wallenberg pour les droits de la personne, à Montréal. M. Cotler qualifie Mme Sotoudeh de «Mandela de l’Iran» en raison de son militantisme en faveur des femmes détenues, des jeunes et des journalistes, ainsi que pour son opposition à la peine de mort en Iran.

L’avocate et militante a été condamnée en mars 2019 à 38 ans de prison et à 148 coups de fouet, une peine qu’elle continue de purger malgré la libération par le régime de nombreux prisonniers en raison de la surpopulation des prisons en ces temps de COVID-19.

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