Une entente de principe est conclue dans le conflit de travail chez Agropur

MONTRÉAL — Une entente de principe a été conclue entre Agropur et le syndicat des travailleurs en grève de son usine de Granby. Les détails seront présentés aux employés mercredi et ceux-ci pourront confirmer ou non s’ils ont une nouvelle convention collective.

La nouvelle a d’abord été annoncée par le ministre québécois du Travail, Jean Boulet, qui a félicité les parties dans un message publié sur Twitter, dimanche en fin de journée.

«Je salue l’entente de principe intervenue entre Agropur et ses salariés affiliés à la CSD. La recherche de solutions est toujours la meilleure façon de régler un conflit de travail», a écrit le ministre.

L’information a été ensuite confirmée à La Presse Canadienne par le conseiller syndical aux communications de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), Simon Lajoie. Il a précisé que l’entente est survenue très tard vendredi soir.

Comme il s’agit d’une entente de principe, la proposition de contrat de travail sera recommandée à l’acceptation des membres du syndicat. L’assemblée est prévue mercredi, mais l’heure n’a pas encore été dévoilée.

Les parties seraient d’ailleurs toujours en discussion afin d’établir le protocole de retour au travail des grévistes. Les employés devraient retourner à l’usine dans les prochains jours.

Les quelque 250 travailleurs de l’usine granbyenne ont déclenché la grève le 29 juin dernier. Ce conflit de travail a eu de graves conséquences au départ alors que des centaines de milliers de litres de lait avaient dû être jetés, faute de pouvoir l’utiliser à temps ou de trouver d’autres débouchés. Une situation qui a été régularisée par la suite.

L’enjeu principal du conflit portait sur la volonté de l’employeur de modifier les horaires de travail, selon la CSD. Agropur aurait souhaité faire passer les quarts de travail de huit à 12 heures et faire commencer les journées de travail à des heures différentes selon le jour de la semaine.

Sans confirmer ces affirmations, Agropur a admis avoir besoin de plus de «flexibilité» de la part des travailleurs pour s’ajuster aux besoins selon le volume de lait disponible.

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