Une étude conclut au manque de financement des maisons pour femmes violentées

OTTAWA — Une étude portant sur les services d’aide offerts dans les maisons pour victimes de violence conjugale conclut qu’un manque de financement empêche ces établissements de maintenir leurs programmes et de retenir leur personnel qualifié.

D’après les auteurs de l’étude, plusieurs de ces organismes, aussi appelés maisons d’hébergement de deuxième étape, sont souvent forcés d’organiser des événements-bénéfice pour simplement couvrir leurs frais de fonctionnement et payer leurs employés.

Conséquemment, les salaires dans le milieu sont faibles et entraînent un fort taux de roulement au sein du personnel.

Le document produit par Hébergement Femmes Canada réclame un meilleur financement, ce qui permettrait d’augmenter le nombre d’établissements particulièrement dans les régions rurales, isolées, nordiques ainsi que dans les communautés autochtones.

Le rapport plaide également pour des changements au programme fédéral sur le logement afin d’éliminer les obstacles qui empêchent les ressources pour femmes d’avoir accès à ces fonds pour construire de nouvelles maisons ou procéder à des agrandissements.

La coprésidente du conseil d’administration d’Hébergement Femmes Canada, Gaëlle Fedida, affirme que les programmes publics sont cruciaux pour le maintien de ces services essentiels, mais ils ne répondent pas toujours aux besoins particuliers des maisons pour femmes.

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