Une étude prouve l’efficacité du masque pour prévenir la COVID-19

MONTRÉAL — L’efficacité du masque a été prouvée dans une récente étude basée sur des données recueillies par l’Institut national de santé publique du Québec.

Dans un contexte résidentiel, le masque offre une protection efficace. L’INSPQ a recensé plusieurs études où il a été porté à la fois par des personnes saines et des personnes malades.

Il permettrait de réduire les risques d’infections jusqu’à 31 %, ce qui empêcherait 4 à 8 personnes sur 100 d’être infectées.

Cependant, un ensemble de mesures est nécessaire. L’équipement personnel tel que le port du masque et la minimisation des contacts vont donc de pair pour lutter contre la propagation du virus.

En conférence de presse lundi matin, Dre Élisabeth Lajoie, co-autrice du rapport et collaboratrice de l’INSPQ, précise «qu’aucune mesure à elle seule n’est efficace à 100 %», incluant le masque.

Le port d’équipement de protection personnel s’inscrit plutôt dans une combinaison de mesures de protection et de prévention des infections qui incluent la distanciation physique, l’hygiène des mains, la ventilation adéquate, le nettoyage et la désinfection des objets et surfaces, etc.

Bien que l’efficacité du masque ne puisse pas être prouvée hors de tout doute, le directeur national de la santé publique, Dr Horacio Arruda, «considère qu’il y a suffisamment de données pour affirmer que le couvre-visage pourrait avoir un effet».

Il est conscient que les anti-masques pourraient détourner ce discours, «mais vous comprendrez que nous ne devons pas non plus faire dire à la science ce qu’elle ne peut pas dire».

Il ne croit pas qu’un une étude contrôlée sur le masque puisse être faite d’ici un an. «Ce ne serait pas éthique d’exposer des gens, par exemple, avec l’information qu’on a, de leur dire: « Ne portez pas de masque, puis on va voir si vous allez l’attraper, pour comparer avec un groupe qui a porté le masque. »»

Il recommande «fortement de le porter, parce que, dans le contexte actuel, certains pays semblent avoir démontré une baisse d’incidence avec ça».

Selon lui, il faut être en mesure d’être transparent. «Les gens sont intelligents, les gens peuvent comprendre.» Il exhorte les Québécois à collaborer pour passer à travers cette deuxième vague.

Dre Lajoie a indiqué que l’objectif de l’étude n’est pas de se prononcer ou d’émettre des recommandations, mais de recenser ce que la science observe afin que les différents groupes puissent émettre leurs propres recommandations.

Pour l’heure, la différence entre l’efficacité du masque chirurgical et celle du masque N95 n’a pas été établie, précise-t-elle.

– Ce reportage a été préparé dans le cadre du programme de Bourses Facebook et La Presse Canadienne pour les nouvelles.

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