Une ex-étudiante dénonce la violence sexuelle à l’Université Mount Allison

SACKVILLE, N.-B. — Une ancienne étudiante de l’Université Mount Allison, au Nouveau-Brunswick, estime qu’il est temps que l’établissement reconnaisse le problème de la violence sexuelle sur le campus.

La semaine dernière, l’université a annoncé une entente avec l’organisation Carrefour pour femmes de Moncton afin de fournir un soutien aux personnes touchées par la violence sexuelle et conjugale.

Cette décision fait suite à une publication en ligne devenue virale de l’étudiante Michelle Roy, qui a décrit ses difficultés à signaler des incidents de violence sexuelle à l’université.

L’ancienne étudiante Olivia Landry a affirmé jeudi que l’établissement devait investir plus de ressources dans sa stratégie pour contrer la violence sexuelle.

Mme Landry et sa camarade diplômée Molly Hamilton ont transmis à l’administration de l’université une lettre datée du 13 novembre, dans laquelle elles expriment leurs inquiétudes face à ce qu’elles qualifient «d’histoire honteuse» de Mount Allison en matière de violence sexuelle.

Une porte-parole de l’établissement a déclaré dans un courriel, jeudi, que l’université travaillait sur un plan pour lutter contre la violence sexuelle qui sera rendu public dans les prochains jours.

Dans sa lettre, Mme Landry juge que l’université n’a pas réussi à protéger les étudiantes ayant subi des violences sexuelles et propose plusieurs pistes d’action, notamment une formation pour les professeurs, le personnel et les équipes sportives sur la façon de signaler les violences sexuelles.

Elle affirme que la direction de l’établissement a reconnu avoir reçu sa lettre, mais qu’elle n’a pas reçu de réponse.

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Cet article a été produit avec l’aide financière des Bourses Facebook et La Presse Canadienne pour les nouvelles.

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