Une famille intoxiquée au monoxyde de carbone dans un logement public

SAINT-JEAN, N.-B. — Une résidente d’un immeuble de logements publics de Saint-Jean au Nouveau-Brunswick dit ne plus se sentir chez elle après que sa fille, sa soeur et leur gardien eurent été intoxiqués au monoxyde de carbone.

Jessica Sypher a raconté que les deux fillettes et un ami de la famille ont été hospitalisés dans un état critique après une fuite de monoxyde de carbone survenue dans leur appartement vendredi soir.

Jessica Sypher, âgée de 21 ans, a expliqué que sa mère et elle avaient laissé à la maison sa fille de quatre ans et sa soeur de 11 ans en compagnie d’un ami, Kenneth Naves, que les petites considèrent comme leur père.

La jeune femme rapporte que sa mère et elle sont rentrées à la maison et comme elles avaient oublié leur clé, elles ont frappé à la porte.

Comme personne n’ouvrait, elles ont frappé plus fort et jeté un coup d’oeil par la fenêtre pour constater que l’homme de 53 ans peinait à atteindre la porte.

En panique, les deux femmes ont composé le 911, puis ont appelé des voisins à l’aide en tentant d’enfoncer la porte.

En entrevue à La Presse canadienne, Jessica Sypher a décrit que Kenneth Naves semblait ébranlé, qu’il semblait s’étouffer et sur le point de perdre conscience.

Elle se souvient d’avoir empoigné sa fille et d’être sortie à l’extérieur de l’appartement pendant que les services d’urgence arrivaient sur place pour prodiguer les premiers soins.

Environ 30 résidents ont été évacués du complexe résidentiel, selon un officier du service d’incendie de Saint-Jean.

Les autorités étaient si inquiètes du niveau d’intoxication que les deux voisins immédiats de l’appartement ont été conduits à l’hôpital pour subir des examens.

Les fillettes et leur gardien ont été transporté à l’hôpital dans un état critique avant d’être évacués par la voie des airs en direction d’un hôpital de Halifax où ils ont été traités dans une chambre hyperbare.

Ils ont reçu leur congé de l’hôpital dimanche et sont rentrés à Saint-Jean.

Jessica Sypher soutient qu’elle est incapable de se défaire du sentiment de danger qui l’habite depuis les événements qui ont eu lieu dans son logement.

Les fillettes ont été «traumatisées» par l’incident, affirme-t-elle.

La jeune femme croit que le gouvernement provincial, qui gère les appartements, devrait être tenu responsable puisqu’elle ne possède même pas de clé pour accéder à la chaufferie sous son logement.

L’origine de la fuit demeure sous enquête, a confirmé par courriel un porte-parole du gouvernement du Nouveau-Brunswick.