Une femme de la Saskatchewan est accusée d’avoir simulé sa mort et celle de son fils

SASKATOON — Une femme de la Saskatchewan soupçonnée d’avoir simulé sa mort et celle de son fils avant de gagner illégalement les États-Unis opte pour un procès devant juge seul.

Dawn Walker, par la voix de son avocate, a aussi indiqué à la Cour provinciale, à Saskatoon, qu’elle renonçait à son droit à une enquête préliminaire.

Mme Walker et son garçon de sept ans avaient été portés disparus en juillet dernier, lorsqu’on a retrouvé leur camionnette près d’une rivière dans un parc au sud de Saskatoon. Certains craignaient alors que Mme Walker et son fils ne se soient noyés dans la rivière Saskatchewan Sud.

Une enquête pour personnes disparues a été déclenchée et d’intenses recherches ont été menées dans la région. Deux semaines plus tard, la mère et le fils ont été retrouvés par les autorités américaines à Oregon City. Après avoir renoncé à un processus d’extradition officiel, la femme a été renvoyée en Saskatchewan.

Des documents judiciaires déposés aux États-Unis indiquent que Mme Walker «a soigneusement planifié un stratagème élaboré par lequel elle a simulé sa mort et celle de son fils».

Les avocats et les proches de la femme ont allégué qu’elle avait été victime de violence domestique en Saskatchewan. Le père de l’enfant a soutenu qu’il ne ferait jamais de mal à la mère ou au garçon.

Mme Walker est une auteure autochtone bien connue; elle a été directrice générale de la Fédération des nations autochtones souveraines de la Saskatchewan.

Dans une déclaration à La Presse Canadienne par l’intermédiaire d’un avocat l’année dernière, après son arrestation, elle s’est excusée auprès de tous ceux qu’elle avait blessés, mais elle a soutenu qu’elle «n’avait pas le choix».

Elle fait face à neuf chefs d’accusation, dont méfait public, enlèvement d’enfant, faux passeport, possession de faux documents, vol d’identité et usurpation d’identité.

Elle fait également face aux États-Unis à deux accusations liées à l’usurpation d’identité, pour avoir prétendument traversé la frontière avec de faux papiers. 

Libérée sous caution en septembre dernier, elle doit comparaître jeudi prochain en Cour provinciale.

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