Une femme de l’Î.-P.-É. parvient à sauver son cheval bien-aimé de la mort

Le négligé a gagné sa course contre la mort dans la dernière ligne droite.

Tyra Perry raconte que ses mains ont tremblé lorsqu’elle a lu sur Facebook que Mittcent Vangogh, un cheval de course ayant déjà appartenu à sa famille, avait rendez-vous avec un abattoir.

«Je suis sortie du lit en colère», se rappelle-t-elle.

La famille de Tyra avait cédé, l’été dernier, le standardbred de 11 ans à l’éleveur du Nouveau-Brunswick qui lui avait vendu. L’animal avait mal à une patte et ne pouvait plus participer à des courses. La jeune femme âgée de 19 ans pensait alors qu’il finirait paisiblement ses jours.

«C’est un très grand mâle, dit Mme Perry. C’est le plus gentil cheval que je n’ai jamais rencontré.»

La famille Perry avait acquis l’animal en 2019. Le père l’entraînait à la piste de course sous harnais à O’Leary, à l’Île-du-Prince-Édouard et Tyra le bichonnait. Vangogh terminait souvent au deuxième ou au troisième rang.

Quand la blessure de la bête s’est aggravée, la famille a décidé de le vendre, même si Tyra l’aimait profondément. «Mon père m’a expliqué qu’on ne pouvait pas garder tous les chevaux de course de notre écurie.»

Elle a perdu toute trace de la bête jusqu’à ce qu’un ami lui apprenne la nouvelle: Vangogh était en Pennsylvanie et devait être conduit à un abattoir du Québec.

«Je ne pouvais pas le laisser se faire tuer. Cela m’aurait brisé le cœur», lance-t-elle.

Mme Perry a alors contacté Kimberly Hale du New Start Standardbreds, un organisme fondé en 2020 pour trouver des foyers pour des chevaux dans l’est du pays. Le but était de sauver le cheval de son triste sort.

Mme Hale a pu admirer le cheval sur des vidéos qu’un bénévole lui avait transmises après l’avoir repéré.

 «Il semblait tout à fait bien, dit-elle. Il est en bonne forme. Il n’aurait jamais dû être dans cette position. C’est vraiment juste une question de malchance.»

La première étape pour sauver Vangogh a été de récolter 1800 $ pour le racheter.

«À ma grande surprise, j’y suis parvenue dès la première semaine. Tous mes amis et les familles de ma petite collectivité, souligne Mme Perry. J’ai ramassé 1800 $ pour le sortir de là le plus rapidement possible. Il est maintenant en lieu sûr en Pennsylvanie.»

Elle espère maintenant recueillir 1500 $ pour ramener Vangogh sur l’Île-du-Prince-Édouard dès que sa quarantaine sera terminée. Le cheval ira vivre sur une ferme appartenant à un ami à Nail Pond. Comme l’ami possède déjà un cheval, Vangogh aura un compagnon, se réjouit Tyra.

«Si tout va bien, il sera ici avant Noël. Ce sera son cadeau.»

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