Une femme qui dément avoir été une espionne russe aura une nouvelle audience

OTTAWA — Une femme d’origine russe qui devait été expulsée du Canada pour avoir supposément espionné au nom de Moscou aura une autre chance de plaider sa cause.

Dans une décision rendue récemment, le juge Henry Brown de la Cour fédérale a tranché qu’Elena Crenna avait droit à une nouvelle audience d’immigration.

Le juge Brown a indiqué qu’il n’a aucune raison de croire que Mme Crenna était impliquée dans des activités secrètes, contrairement à la décision d’un arbitre de l’immigration l’année dernière.

La saga a commencé en 1994 lorsque le Canadien David Crenna a embauché Elena Filatova — qui deviendra sa femme — comme interprète et relationniste d’un projet immobilier humanitaire à Tver, en Russie.

Un membre d’une agence de renseignement russe l’a jointe pour lui poser des questions sur le projet et M. Crenna lui a donné la permission d’en discuter avec l’agent dans un esprit de transparence et de coopération.

Les responsables de l’immigration ont donné à Mme Crenna le feu vert pour vivre au Canada en 2018, mais le gouvernement fédéral a interjeté appel avec succès de la décision l’année dernière au motif que ses rencontres avec l’agent russe constituaient de l’espionnage.

L’avocate de Mme Crenna avait déjà affirmé que sa cliente avait simplement assuré un agent de renseignement russe que le projet immobilier dirigé par des Canadiens était un effort humanitaire visant à aider l’ancienne Union soviétique.

Mme Crenna a volontairement quitté le Canada pour les États-Unis afin d’éviter le stress et l’embarras d’être expulsée de force, selon son avocate.

Les plus populaires