Une fondation retire de ses prix une maison où il y avait une odeur de cannabis

TORONTO – La fondation d’un hôpital ontarien a retiré de ses prix une maison de Toronto après avoir appris que la résidence située à l’arrière faisait pousser légalement du cannabis, laissant échapper une «odeur intrusive».

La résidence de Markham, en Ontario, devait être un des prix de la loterie de la Fondation du cancer Princess Margaret. L’incident a mis en relief les problèmes auxquels font face les quartiers des maisons qui détiennent un permis de Santé Canada pour faire pousser du cannabis.

Le nombre imposant de plantes dans la résidence a causé une «odeur intrusive» dans le quartier, a indiqué la fondation par voie de communiqué, ajoutant qu’elle remplacerait la maison par un prix en argent de plus de 1,3 million $.

En 2014, Santé Canada a cessé d’émettre des permis pour les patients qui veulent faire pousser leur propre cannabis afin de concentrer la production auprès des producteurs commerciaux.

Auparavant, les patients pouvaient faire pousser eux-mêmes la substance ou la commander directement de Santé Canada. Environ 38 000 personnes avaient reçu un permis à l’époque.

Selon les nouvelles règles, toutefois, la production individuelle est maintenant illégale.

Or, alors que les nouveaux règlements entraient en vigueur, plusieurs résidants de la Colombie-Britannique sont allés en Cour fédérale pour demander une injonction qui leur permettrait de continuer de faire pousser leur cannabis ou, du moins, qui autoriserait quelqu’un à le faire à leur place.

La cour a accordé l’injonction, ce qui signifie que les vieilles règles sont toujours valides jusqu’à ce qu’une décision de la cour soit rendue.

Par conséquent, la marge de manoeuvre des policiers est plutôt mince pour empêcher la propagation de ces odeurs, selon la police régionale de York.

«Nous ne sommes pas avertis des lieux où des permis sont donnés, nous ne savons pas où ils sont. Nous l’apprenons généralement lorsque la communauté commence à nous appeler pour nous (le) dire», a expliqué l’agent Andy Pattenden.

Ensuite, les policiers peuvent contacter Santé Canada pour vérifier si la résidence a bel et bien un permis, mais si c’est le cas, les policiers ne peuvent rien faire, a constaté l’agent Pattenden.