Une grève est déclenchée par les syndiqués Unifor chez Nova Bus

MONTRÉAL — Quelque 300 travailleurs, membres du syndicat Unifor, affilié à la FTQ, ont déclenché une grève vendredi chez Nova Bus à Saint-François-du-Lac.

Les syndiqués s’étaient prononcés à 98 % en faveur d’un mandat de grève, le 26 mai dernier.

Ils avaient déjà exercé trois journées de grève avant de déclencher cette grève illimitée. Et ils en étaient même à leur deuxième vote de grève, le premier ayant été adopté en janvier.

L’usine de Saint-François-du-Lac en est une de fabrication de structures d’autobus. 

Jean-Rod Morin, représentant national d’Unifor au dossier, explique que l’usine emploie entre 150 et 200 soudeurs, alors que les autres travailleurs occupent des emplois connexes, liés à l’inspection de la soudure, par exemple.

Comme c’est souvent le cas depuis un an, la question salariale est en litige, les syndiqués insistant pour que les augmentations offertes tiennent compte de l’inflation.

M. Morin rapporte que l’employeur offre 4,5 % d’augmentation la première année, 2 % la deuxième et 2,5 % la troisième année du contrat de travail.

«C’est en deçà du coût de la vie. Les gens s’attendent plutôt à un rattrapage salarial, même. Ou sans parler de rattrapage, les gens s’attendent à une augmentation salariale. Les emplois dans leur domaine, dans le secteur, ont augmenté. Puis les gens pensent qu’ils méritent ça. Alors les attentes sont élevées. Mais l’employeur n’est pas là», a affirmé M. Morin.

Il explique que beaucoup d’employés viennent de Trois-Rivières, de Drummondville, de Sorel et doivent donc se déplacer jusqu’à Saint-François-du-Lac, dans la MRC de Nicolet-Yamaska. La hausse du prix de l’essence est donc une variable importante pour eux, d’où leurs attentes en matière salariale.

Pour ce qui est des autres clauses de la convention collective, il fait valoir que «le normatif a été réglé; il ne reste que les demandes monétaires». Il fait tout de même état de relations de travail «difficiles», de mesures disciplinaires et de plusieurs griefs.

L’employeur a demandé la conciliation au ministère du Travail. Il n’y a pas encore eu de rencontre avec le conciliateur.

Joint par courriel et téléphone, l’employeur n’avait pas encore commenté, au moment d’écrire ces lignes.

Nova Bus fait partie du groupe Volvo.

La convention collective est échue depuis le 16 février.

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