Une haute fonctionnaire du Conseil privé témoigne de la gestion de l’affaire Vance

OTTAWA — Une haute fonctionnaire au Conseil privé qui avait rencontré l’ancien ombudsman militaire au sujet d’allégations d’inconduite sexuelle visant le chef d’état-major Jonathan Vance a réaffirmé, vendredi, qu’elle disposait de trop peu d’informations pour prendre d’autres mesures dans ce dossier.

Janine Sherman, haute fonctionnaire au Bureau du Conseil privé, a déclaré vendredi qu’une rencontre en 2018 avec l’ombudsman de l’époque lui avait fourni bien peu d’informations, car Gary Walbourne cherchait à tout prix à respecter le désir de confidentialité de la plaignante.

Lors d’une audience du Comité permanent de la défense nationale des Communes, vendredi, Mme Sherman a indiqué qu’elle avait échangé des courriels avec des «personnes du cabinet du premier ministre» au sujet d’une allégation visant M. Vance. Mais elle a refusé de nommer ces personnes, invoquant des règles de non-divulgation concernant les employés qui ne sont pas des fonctionnaires. Les membres du personnel politique ne sont pas considérés comme des hauts fonctionnaires. 

Le premier ministre Justin Trudeau a déjà soutenu que son bureau était au courant à l’époque des préoccupations soulevées au sujet de M. Vance, mais qu’il n’avait pris connaissance des allégations spécifiques que tout récemment, lors de la diffusion des reportages de Global News.

L’ancien ombudsman Walbourne a maintenu devant le même comité que sa seule option avait été de porter l’allégation directement au ministre de la Défense, Harjit Sajjan. Mais le ministre, pour éviter toute ingérence politique, a renvoyé l’affaire au Bureau du Conseil privé — le «ministère» qui soutient le premier ministre et le cabinet fédéral.

Le Service national des enquêtes des Forces canadiennes, relevant de la police militaire, enquête actuellement sur M. Vance à la suite du reportage de Global News, le mois dernier. Le réseau rapportait que l’ancien chef d’état-major avait entretenu une liaison continue avec une subalterne à partir de 2001. Cette liaison se serait poursuivie après sa nomination en 2015 à la tête de l’état-major.

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