Une infirmière ontarienne est congédiée à la suite d’un rassemblement à Washington

TORONTO — Une infirmière canadienne en soins intensifs néonatals a été congédiée après avoir pris la parole lors d’un rassemblement contre les mesures de confinement dans la capitale fédérale américaine. 

Le London Health Sciences Centre de London, en Ontario, a confirmé mardi le licenciement de Kristen Nagle. 

Mme Nagle était suspendue depuis novembre après avoir assisté à un rassemblement du même ordre à London. 

Elle est l’une des deux infirmières canadiennes à avoir attiré l’attention pour avoir pris la parole à Washington le 6 janvier. Plus tard dans la journée, des partisans du président Donald Trump ont pris d’assaut le Capitole et cinq personnes sont mortes lors de l’émeute. 

Mme Nagle, une infirmière qui pratique son métier depuis 14 ans, n’a pas pu être jointe dans l’immédiat pour commenter la situation. 

Dans un communiqué publié mardi, l’hôpital de London a déclaré qu’il avait suspendu Mme Nagle sans salaire en novembre pour des actions contraires à ses valeurs et que l’établissement avait ensuite ouvert une enquête interne. 

Cette enquête est maintenant terminée, a indiqué l’hôpital.

«Bien que nous ne soyons pas en mesure d’aborder les détails de l’enquête, nous pouvons confirmer que l’infirmière a été licenciée pour un motif valable», indique le communiqué. «La protection de la santé de nos patients et de leurs familles, du personnel et des médecins est de la plus haute importance et demeure notre priorité absolue.»

Une pétition en ligne demandant que Mme Nagle soit autorisée à continuer à exercer en tant qu’infirmière certifiée a atteint son objectif de 1500 signatures, et l’initiative se poursuit. 

Entre autres choses, la pétition affirme que Mme Nagle n’a pris part d’aucune façon aux manifestations au Capitole et qu’elle se trouvait à Washington tout simplement parce qu’un sommet organisé par un groupe appelé Global Frontline Nurses avait été déplacé de Floride vers la capitale fédérale américaine. La pétition souligne également qu’elle s’est placée en quarantaine comme cela était exigé. 

Des signataires de la pétition ont évoqué un combat pour la liberté d’expression. 

L’Ordre des infirmières et infirmiers de l’Ontario avait précédemment dit enquêter sur Mme Nagle et Sarah Choujounian, une infirmière auxiliaire certifiée depuis 2004. 

Mmes Nagle et Choujounian étaient toutes les deux oratrices au rassemblement du 6 janvier organisé par le groupe appelé Global Frontline Nurses, qui soutient que «la fraude est endémique» au sujet de la crise de COVID-19 à l’intérieur et à l’extérieur des hôpitaux. Le groupe a affirmé que les oratrices avaient constaté une «tromperie flagrante» dans les informations sur la COVID-19 et de mauvais traitements flagrants des patients de première main. 

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