Une instance intermédiaire de la FSSS-CSN recommande maintenant l’entente

MONTRÉAL – L’entente de principe conclue in extremis par la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN avec Québec vient de franchir une autre étape, alors qu’une de ses instances intermédiaires, le conseil fédéral de négociation, a décidé d’en recommander l’adoption à ses membres.

Cette entente de principe qui a été bonifiée est intervenue mardi dernier, après que la FSSS-CSN eut rejeté la précédente entente conclue entre le gouvernement du Québec et le front commun intersyndical.

Québec avait alors lancé un ultimatum à la FSSS. Des pourparlers de la dernière chance avaient ensuite été lancés le week-end dernier, menant à cette autre entente de principe «bonifiée», mardi.

Signe encourageant: le conseil fédéral de négociation qui approuve maintenant l’entente de principe «bonifiée» est la même instance qui avait rejeté la précédente entente en décembre dernier.

Il reste que le tout devra encore une fois être soumis aux assemblées générales, au cours des semaines à venir.

Dans le cadre de cette entente «bonifiée», la FSSS affirme avoir réussi à arracher une somme 80 millions $ supplémentaires au gouvernement du Québec à être versée d’ici le 1er avril 2020.

Toutefois, les paramètres salariaux établis par Québec sont restés les mêmes — ce à quoi le président du Conseil du trésor, Sam Hamad, tenait mordicus, au nom de l’équité envers ceux qui avaient déjà entériné la première entente de principe.

La somme de 80 millions $ servira donc à payer une contribution supplémentaire de l’employeur au régime d’assurances, de même qu’au versement rétroactif au 1er avril 2015 des primes qui visent à attirer et retenir les employés dans certains centres ou départements où il est plus difficile de recruter du personnel.

Le président de la FSSS-CSN, Jeff Begley, s’est dit toujours fier d’avoir rejeté la première entente de principe, qui a pourtant été entérinée par toutes les autres constituantes du front commun.

«Le gouvernement Couillard a sous-estimé la détermination de la FSSS-CSN. Le rejet de l’entente de principe en décembre dernier nous a permis d’arracher un meilleur règlement qui améliore le pouvoir d’achat des travailleurs du réseau de la santé et des services sociaux», a-t-il commenté par voie de communiqué.

La FSSS représente quelque 110 000 travailleurs dans la santé et les services sociaux. Le front commun représente 420 000 employés.