Une manifestation en vue du débat sur la vaccination obligatoire au N.-B.

FREDERICTON — La pandémie de COVID-19, l’économie et la vaccination obligatoire figuraient à l’ordre du jour mardi à l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick, qui se réunissait pour une session du printemps plutôt chargée.

Afin de respecter les règles de distanciation physique, les pupitres étaient éloignés les uns des autres et de nombreux députés ont dû prendre place dans la tribune réservée au public.

Pendant ce temps, devant l’Assemblée législative, environ 200 personnes manifestaient contre le projet de loi qui rendrait obligatoires, à partir de septembre 2021, les vaccinations pour les enfants dans les écoles et les garderies — à moins de présenter une exemption médicale. Les manifestants — dont plusieurs ne respectaient pas la distanciation physique — tenaient des pancartes avec des slogans comme «Protégez nos libertés».

Le débat sur le projet de loi 11 devrait commencer mercredi. Le ministre de l’Éducation, Dominique Cardy, s’est dit déçu par les manifestants. «Leurs paroles et leurs actes parlent d’eux-mêmes: ils parlent contre la science, contre la raison, contre la protection des Néo-Brunswickois vulnérables.»

Une grande partie de la première période de questions, mardi, a porté sur l’économie. Le premier ministre Blaine Higgs s’est dit préoccupé par le fait que les dépenses élevées d’Ottawa pour faire face à la pandémie pourraient mettre en péril les futurs paiements de transfert aux provinces. M. Higgs a rappelé que le Nouveau-Brunswick s’attendait à recevoir environ 3 milliards $ de transferts d’Ottawa, dont dépend l’économie provinciale. «Si ça change considérablement, nous avons des ennuis», a déclaré M. Higgs.

Le chef libéral, Kevin Vickers, a déclaré que son parti continuerait de pousser le gouvernement à investir dans les entreprises qui souffrent de la pandémie.

La province a passé plus de deux semaines sans aucun nouveau cas de COVID-19, mais compte maintenant deux cas actifs dans la région de Campbellton, où d’importantes manifestations ont eu lieu récemment pour faire pression sur le gouvernement afin qu’il rouvre la frontière avec le Québec. Le premier ministre Higgs a dit craindre que des manifestations comme celle-là et celle de Fredericton mardi, conjuguées avec le beau temps, n’entraînent une vague de nouveaux cas dans la province.