Une mère ayant étranglé sa fille pourra sortir de prison pour aller à l’église

HALIFAX — Une femme de la Nouvelle-Écosse reconnue coupable d’avoir étranglé sa fille de 12 ans a reçu la permission de sortir de prison à quatre reprises au cours des 12 prochains mois afin de se rendre à l’église.

Selon une décision écrite de la Commission des libérations conditionnelles du Canada datée du 28 juin, Penny Boudreau devra être accompagnée par deux employés qui resteront à ses côtés en tout temps.

La femme avait été condamnée à 20 ans de prison le 27 janvier 2008 après avoir plaidé coupable à une accusation de meurtre au second degré relativement à la mort de Karissa Boudreau, son unique enfant.

La résidante de Bridgewater, âgée aujourd’hui dans la quarantaine, avait signalé la disparition de sa fille durant une nuit de tempête en janvier 2008 et donné une conférence de presse larmoyante durant laquelle elle avait imploré le public de l’aider à retrouver son enfant.

En vertu de la sentence originelle d’emprisonnement à vie, Penny Boudreau ne pourra pas demander une libération conditionnelle complète avant d’avoir passé 15 ans derrière les barreaux.

Dans un énoncé des faits présenté en cours durant le procès, Boudreau avait admis avoir étranglé Karissa avec de la ficelle afin de sauver sa relation avec son amoureux de l’époque. D’après la Couronne, l’homme n’avait joué aucun rôle dans le drame.

La femme avait été arrêtée après que des agents se faisant passer pour des membres d’une organisation criminelle eurent réussi à la convaincre qu’ils pouvaient peut-être «faire disparaître son problème».

Penny Boudreau avait avoué son crime et était allée jusqu’à montrer la manière dont elle s’était prise pour tuer sa fille devant l’un des agents après l’avoir conduit sur le lieu du meurtre.

La décision de la Commission découle d’une demande soumise par Boudreau en octobre 2017.

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