Une ministre albertaine défend les critiques contre le film «La famille Bigfoot»

EDMONTON — La ministre de l’Énergie de l’Alberta défend l’attaque de son gouvernement contre un film pour enfants qui, selon elle, est «assez offensant» et porte un message anti-pétrole inexact.

Sonya Savage dit également qu’il est essentiel que le gouvernement repousse constamment ce qu’il considère comme de fausses histoires qui dépeignent de façon négative l’industrie albertaine.

«Tout le monde ne sera pas d’accord avec chaque tactique du Centre canadien de l’énergie. Moi non plus», a indiqué Mme Savage mardi devant un comité responsable d’examiner le budget du ministère de l’Énergie.

«Mais j’ai trouvé que les commentaires que j’ai entendus dans ce dessin animé étaient assez offensants. Et les commentaires doivent être contrés quelque part.»

Selon elle, il faut trouver un moyen de réfuter la «désinformation» contre secteur de l’énergie.

Mme Savage fait référence à une pétition récemment lancée par le centre contre le film d’animation «Bigfoot Family» («La famille Bigfoot»), qui peut être visionné sur le géant de la vidéo en ligne Netflix.

Dans le film, des animaux qui parlent et un «Bigfoot» domestique combattent un magnat du pétrole qui cherche à faire exploser une réserve faunique de l’Alaska pour accéder plus facilement au pétrole.

Le centre exhorte les abonnés à envoyer des messages à Netflix pour dire que le film «lave le cerveau de nos enfants avec une propagande anti-pétrole et gaz».

Le débat s’est même immiscé dans la période de questions.

La chef de l’opposition néo-démocrate, Rachel Notley, a déclaré que le gouvernement conservateur uni faisait de la province une risée. Le premier ministre Jason Kenney a accusé Mme Notley de soutenir ceux qui se moquent de l’industrie albertaine.

«Selon vous, quels investisseurs à Zurich ont été influencés par votre bravoure face au personnage de dessin animé d’un enfant?», a lancé Mme Notley à M. Kenney.

«Je sais que le NPD déteste le pétrole et le gaz. Ils ont toujours méprisé la plus grande industrie de cette province et je suis sûr qu’ils applaudissent la propagande de cette histoire de Netflix, mais nous corrigeons le récit comme il se doit », a répliqué M. Kenney.

L’histoire du film a suscité un débat renouvelé entre le gouvernement et l’opposition néo-démocrate sur les objectifs du centre, qui a été créé en 2019 pour remplir une promesse de M. Kenney.

Le premier ministre voulait ainsi contester ce qu’il qualifiait de déclarations trompeuses et inexactes contre le secteur de l’énergie et renforcer le soutien du public pour les mégaprojets tels que les oléoducs.

Le centre s’est vu attribuer un budget annuel de 30 millions $ et a rapidement trébuché dans des gaffes hautement médiatisées. Il s’est avéré qu’il utilisait le logo d’une autre société et que ses employés s’étaient présentés comme des journalistes lorsqu’ils s’étaient entretenus avec des sources.

Il a également attaqué le «New York Times» dans une série de micromessages, affirmant que le journal avait été «dénoncé pour l’antisémitisme d’innombrables fois» et avait un bilan «très douteux». Il s’était plus tard excusé.

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