Une mystérieuse maladie respiratoire touche 44 personnes en Chine

PÉKIN, Chine — Le nombre de cas d’un nouveau type de pneumonie virale lié à un marché alimentaire dans le centre de la Chine est passé à 44, ont annoncé vendredi les autorités sanitaires locales.

Ces nombreux cas répertoriés éveillent de mauvais souvenirs de l’épidémie de SRAS de 2002-2003.

Parmi ces cas diagnostiqués depuis décembre, 11 ont été répertoriés comme critiques, a indiqué la commission sanitaire de la ville de Wuhan sur son site officiel. Tous les patients étaient traités en isolation et 121 personnes ayant été en contact étroit avec eux sont en observation.

Le symptôme le plus courant est la fièvre. Un «petit nombre de cas» ont aussi été accompagnés d’un essoufflement et d’une infection pulmonaire, a précisé la commission, sans donner plus de détails. Jusqu’à présent, il n’y a eu aucune indication claire d’une transmission interhumaine de la maladie, a-t-on ajouté.

Bien que la cause de la maladie demeure inconnue, la commission a indiqué qu’elle avait exclu les maladies respiratoires connues, notamment la grippe aviaire, qui est apparue occasionnellement en Chine chez des personnes travaillant avec des volailles vivantes.

La plupart des cas ont été attribués à un marché alimentaire en banlieue de Wuhan, où seraient notamment offerts des animaux sauvages porteurs de virus dangereux pour l’homme. La commission a déclaré que le marché avait été désinfecté et que des enquêtes sur les liens avec l’épidémie étaient en cours.

À Hong Kong, les autorités hospitalières ont indiqué que deux patientes qui s’étaient récemment rendues à Wuhan avaient été admises à l’hôpital et étaient traitées en isolation pour fièvre et infections respiratoires ou symptômes de pneumonie. Les deux patientes, âgées de 12 et 41 ans, seraient dans un état stable.

Les autorités ont déclaré que ni l’une ni l’autre ne s’était rendue au marché en question. Un total de cinq patients ont été hospitalisés à Hong Kong depuis décembre avec des symptômes similaires, dont deux ont obtenu leur congé, a-t-on ajouté.

Les autorités ont cherché à étouffer les craintes que l’épidémie marque une réapparition du Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), qui avait émergé du sud de la Chine et qui a tué plus de 700 personnes en Chine continentale, à Hong Kong et ailleurs.

Le SRAS a été maîtrisé grâce à des quarantaines et à d’autres mesures extrêmes, mais pas avant d’avoir provoqué une chute du tourisme en Chine et dans la région et pesé lourdement sur l’économie.