Une nouvelle clinique de Montréal étudiera la COVID longue et la maladie de Lyme

MONTRÉAL — Une nouvelle clinique qui traitera les patients atteints de la COVID longue ou de la maladie de Lyme a ouvert ses portes lundi à Montréal.

Le CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal a annoncé l’ouverture d’une clinique interdisciplinaire à l’Hôpital général juif pour les patients présentant des symptômes persistants de la COVID‑19 et de la maladie de Lyme.

Il s’agit de l’un des 15 établissements spécialisés annoncés par le gouvernement du Québec en mai pour étudier la COVID-19 et la maladie de Lyme.

Les cliniques seront consacrées à ces deux maladies puisqu’elles ont des besoins similaires. Entre autres, les patients peuvent présenter divers symptômes persistants, parfois multiples et incapacitants.

La présidente-directrice générale adjointe du CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal, Lucie Tremblay, a indiqué que la particularité de la clinique de l’Hôpital général juif est que la prise en charge est interdisciplinaire et coordonnée. «Bien sûr, pour mettre en place une clinique comme celle-là, il faut pouvoir recruter le personnel pour pouvoir prendre en charge la clientèle. Maintenant, c’est fait», a-t-elle déclaré en entrevue.

Les personnes aux prises avec l’une de ces maladies peuvent avoir besoin de consulter plusieurs médecins spécialistes puisque leurs problèmes sont multiples et parfois difficiles à identifier, explique Mme Tremblay.

«On peut penser à des cardiologues, pneumologues, des gens qui travaillent en maladies infectieuses, des neurologues, d’autres professionnels comme des infirmières, des physiothérapeutes, des travailleurs sociaux», énumère Mme Tremblay. Leur but est de réduire les conséquences de la maladie.

Bien que la plupart des personnes se remettent d’une infection à la COVID-19 dans un délai de deux à quatre semaines, certains patients, même avec des versions légères de la maladie, présentent des symptômes qui durent beaucoup plus longtemps.

La COVID longue peut inclure des symptômes tels que la fatigue, l’essoufflement et des difficultés cognitives, rendant les activités quotidiennes difficiles.

La clinique interdisciplinaire de l’Hôpital général juif vise à rencontrer environ 1000 personnes qui souffrent de symptômes qui perdurent liés à ces maladies, a fait savoir la PDG adjointe du CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal.

Cela comprend «les personnes qui ont des symptômes qui persistent après le traitement standard, dans le cas de la maladie de Lyme, ou après 12 semaines après un diagnostic (de la COVID)», a précisé Mme Tremblay.

Concrètement, un patient dont les symptômes perdurent doit d’abord consulter son médecin de famille ou une infirmière praticienne spécialisée. Lorsque les professionnels constatent que le patient a besoin d’une prise en charge interdisciplinaire, il sera référé à l’une des cliniques spécialisées.

Selon le ministère de la Santé, la plupart des 15 cliniques commenceront à offrir des services cet automne, et plusieurs sont déjà ouvertes au public à travers la province.

En décembre 2021, avant la cinquième vague de COVID-19, des responsables estimaient que 23 000 personnes auraient besoin des services dans le cadre du projet pilote des cliniques qui est d’une durée de trois ans.

Le ministère de la Santé affirmait en mai que «cinq centres de référence, dont un de coordination, et dix cliniques satellites seraient déployés». Dans un communiqué, on indique que le CHUM sera le «coordonnateur réseau, pour le développement des connaissances.» Par ailleurs, les services offerts seront réévalués selon les besoins.

Le projet pilote comprend aussi une partie dédiée à la recherche afin de mieux comprendre la COVID longue et la forme persistante de la maladie de Lyme. Ces maladies sont encore méconnues, affirme le ministère de la Santé, et nécessitent «une prise en charge plus complexe».

Un financement de 20,5 millions $ a été octroyé lors du dernier budget afin de soutenir la mise en place des 15 centres de référence et cliniques satellites. De cette enveloppe, 4,1 millions $ sera investi pour l’année en cours.

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