Une nouvelle étude brosse le portrait de la littératie au Québec

MONTRÉAL — Les municipalités régionales de comté (MRC) qui comptent une forte proportion de participants sans diplôme, une forte proportion de participants avec un diplôme d’études professionnelles et une population vieillissante affichent des résultats plus faibles en littératie, démontre une nouvelle étude.

Ces MRC présentent aussi des caractéristiques économiques et industrielles particulières, comme un fort secteur agricole ou des pêcheries et la présence importante d’un secteur manufacturier et d’industries liées aux ressources naturelles (comme la foresterie, le papier et les mines).

L’étude « La littératie au Québec: un regard local sur les enjeux» a été réalisée par l’économiste Pierre Langlois pour le compte de La Fondation pour l’alphabétisation.

En jumelant les résultats du Programme pour l’évaluation internationale des compétences des adultes (PEICA) aux données du dernier recensement canadien, notamment le profil scolaire des participants, M. Langlois a été en mesure de brosser un portrait régional des enjeux de littératie, de même qu’une estimation locale du taux de littératie pour chacune des MRC ou agglomérations du Québec, a-t-on expliqué par voie de communiqué.

L’étude constate que les grandes villes font mieux que la moyenne québécoise en ce qui concerne le nombre de participants à l’étude qui répondent au niveau 3 du PEICA, soit le seuil jugé nécessaire pour comprendre des textes plus longs et plus complexes.

Toutefois, les résultats sont plus faibles dans les secteurs et quartiers défavorisés de ces grandes villes.

Les MRC dites de couronnes ou de banlieues, où la population est souvent plus jeune, affichent des résultats qui correspondent essentiellement la moyenne québécoise ou qui y sont légèrement inférieurs.

M. Langlois propose sept pistes de réflexion pour améliorer les compétences en littératie à travers le Québec.

Il suggère notamment d’identifier les grands employeurs des MRC où le taux de littératie est le plus faible et d’engager un dialogue avec eux; de soutenir l’apprentissage de la littératie chez les aînés, surtout dans les régions éloignées; et de définir des mesures de soutien en littératie dans le milieu agricole, de la foresterie et de la transformation.

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