Une peine plus longue pour un homme qui a laissé mourir sa mère sur le plancher

WINNIPEG — La Cour d’appel du Manitoba a alourdi vendredi la peine de prison imposée à un homme qui a laissé sa mère âgée mourir sur le plancher de sa chambre à coucher.

La peine de 90 jours de prison imposée à Ronald Siwicki a été remplacée par une peine de deux ans moins trois mois, pour tenir compte du temps déjà passé en détention.

La mère de Ronald Siwicki, Elizabeth, avait 89 ans et souffrait de démence lorsqu’elle est tombée de son lit en 2014. Le tribunal a entendu que la dame était incapable de se relever, mais qu’elle refusait toute aide médicale et souhaitait mourir chez elle.

Son fils lui a fourni de l’eau et des boissons nutritives. Mme Siwicki est morte trois semaines plus tard d’une septicémie et de plaies si graves qu’elles allaient jusqu’aux os.

Dans une décision partagée, la Cour d’appel a estimé que la peine imposée par le juge de première instance ne reflétait pas la gravité du crime. La juge Janice leMaistre a ainsi souligné que Ronald Siwicki n’avait jamais demandé d’aide pendant que sa mère était encore vivante.

Le juge dissident, Michel Monnin, a mis en relief la relation qui existait entre M. Siwicki et sa mère apparemment très contrôlante.

L’homme de 67 ans avait plaidé coupable à une accusation de négligence criminelle ayant causé la mort.

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