Une première détenue transgenre doit être exécutée mardi, au Missouri

SAINT-LOUIS — Près de 1600 condamnés à mort ont été exécutés aux États-Unis depuis 1977, mais une exécution prévue mardi dans le Missouri constituera la première d’une femme ouvertement transgenre.

Le gouverneur du Missouri, Mike Parson, a déclaré mardi qu’il n’opposerait pas son veto à l’exécution d’Amber McLaughlin, âgée de 49 ans, qui est sur le point d’être exécutée pour avoir poignardé à mort son ex-petite amie il y a près de 20 ans. Les avocats de McLaughlin n’ont prévu aucun appel en justice.

Une base de données du Centre d’information sur la peine de mort, un organisme opposé à ces exécutions, montre que 1558 personnes ont été exécutées aux États-Unis depuis le rétablissement de la peine capitale, au milieu des années 1970. De ce nombre, il n’y avait que 17 femmes, et le centre n’a recensé aucun cas antérieur connu de détenu ouvertement transgenre qui avait été exécuté.

Une demande de clémence soumise par ses avocats a notamment cité les graves traumatismes subis par McLaughlin pendant son enfance et ses problèmes de santé mentale — des éléments dont le jury n’a jamais entendu parler lors du procès. La requête citait également des rapports évoquant un diagnostic de «dysphorie de genre», une condition provoquant de l’angoisse et d’autres symptômes résultant d’une disparité entre l’identité de genre d’une personne et son sexe assigné à la naissance.

Mais l’identité de genre de McLaughlin n’était «pas l’objectif principal» de la demande de clémence, a indiqué son avocat, Larry Komp.

McLaughlin avait été reconnu coupable de meurtre au premier degré en 2006. C’est un juge qui l’a condamné à mort, lorsqu’un jury s’est retrouvé dans l’impasse sur la peine à prononcer. Me Komp a déclaré que le Missouri et l’Indiana sont les seuls États qui autorisent un juge, plutôt qu’un jury, à condamner à mort un inculpé.

En 2016, un tribunal a ordonné une nouvelle audience de détermination de la peine, mais la Cour d’appel fédérale a confirmé la peine capitale en 2021.

«La culpabilité de McLaughlin dans le meurtre de Mme Guenther n’a jamais été remise en cause, a expliqué le gouverneur Parson dans un communiqué publié par son bureau. La famille et les proches de Mme Guenther méritent (de retrouver) la paix.»

Le Bureau des statistiques pénitentiaires a estimé qu’il y avait 3200 détenus transgenres dans les prisons américaines.

Le département américain de la Justice soulignait en 2015 dans un dossier judiciaire que les responsables des prisons d’État devaient traiter l’état d’identité de genre d’un détenu comme ils traiteraient d’autres problèmes médicaux ou de santé mentale, quel que soit le moment où le diagnostic avait été posé.

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Ce n’est pas une femme transgenre qui a été condamner à mort c’est un homme misogyne, violeur agresseur, harceleur et meurtrier de femme, qui a décider de se déguiser en stéréotype de femme après avoir été condamné en tant qu’homme agresseur. Ce n’est pas une femme qui va être exécuter. L’hypocrisie de la société va loin.

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