Une Première Nation du Québec s’oppose aux limites pour la pêche au homard

LISTUGUJ, Qc — Une bande autochtone de l’est du Québec conteste les limites de son permis de pêche commerciale, affirmant que le gouvernement fédéral devrait autoriser ses membres à vendre du homard pris lors de la pêche d’automne dans la baie des Chaleurs.

La communauté mi’kmaq de Listuguj, située près de Campbellton, au Nouveau-Brunswick, a le droit de pêcher le homard à l’automne, mais les prises ne peuvent pas être vendues, car elles doivent faire partie d’une pêche de subsistance durable et non d’une entreprise commerciale.

En vertu d’une décision de la Cour suprême du Canada, connue sous le nom de Sparrow, les peuples autochtones sont autorisés à pêcher en dehors de la saison commerciale régulière pour nourrir leurs communautés ou organiser des cérémonies rituelles, mais ils ne peuvent vendre leurs prises.

La bande de Listuguj a publié lundi une déclaration selon laquelle le ministère fédéral des Pêches avait refusé de lui accorder un permis commercial pour la pêche au homard en automne et n’avait pas donné d’explication.

La Première Nation a signé un accord avec le gouvernement fédéral en novembre dernier, menant à des négociations officielles sur les droits de pêche qui sont toujours en cours.

Le chef de Listuguj, Darcy Gray, a publié une déclaration affirmant que la communauté restait attachée aux négociations, mais que le groupe «ne pouvait pas être forcé d’attendre indéfiniment».

Pêches et Océans Canada n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire mardi matin.

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