Une Première Nation en Nouvelle-Écosse se retire des discussions sur la pêche

HALIFAX — Une Première Nation de la Nouvelle-Écosse dit qu’elle se retire des pourparlers avec le ministère fédéral des Pêches concernant ses activités visant à assurer un «moyen de subsistance convenable».

Dans une lettre envoyée mercredi à la ministre des Pêches Bernadette Jordan, le chef de la nation Sipekne’katik, Mike Sack, a déclaré que le ministère n’avait ni le «désir ni la capacité» de reconnaître et de mettre en œuvre le droit de pêche de la bande garanti dans la Constitution.

M. Sack a exprimé sa frustration à l’égard des discussions dites de nation à nation et a dit qu’Ottawa avait tenté de mettre dans le même panier les droits issus de traités de sa bande et la réglementation des licences commerciales.

Le chef affirme que les négociateurs de la bande ont proposé des options pour parvenir à un accord qui aurait répondu aux besoins des deux parties, mais que leurs propositions ont été continuellement rejetées.

M. Sack a déclaré qu’au cours des trois derniers mois de discussions, la nation Sipekne’katik avait clairement indiqué qu’elle était investie dans les efforts de conservation.

Un porte-parole du cabinet de la ministre n’était pas disponible dans l’immédiat pour commenter la situation.

M. Sack a dit que la bande reconsidérerait sa position s’il y avait un changement dans l’approche du ministère à l’égard du développement de la pêche.

Il a déclaré que les discussions étaient parvenues à une «impasse critique» sur l’exercice du droit de la bande de récolter et de vendre des produits de la pêche.

La nation Sipekne’katik a commencé une pêche autoréglementée dans la région de la baie Sainte-Marie, dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse, à la mi-septembre, citant une décision de la Cour suprême de 1999 affirmant le droit des Mi’kmaq de chasser et de pêcher pour gagner leur vie convenablement.

Certains pêcheurs commerciaux ont contesté le droit allégué de pêcher le homard en dehors de la saison désignée par le gouvernement fédéral. Le différend a entraîné des tensions parfois violentes entre les pêcheurs autochtones et non autochtones de la région.

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