Une rare maladie pulmonaire est associée au vapotage

MONTRÉAL — Des spécialistes croient que la rare maladie pulmonaire dont est atteint leur patient a probablement été causée par le vapotage.

La pneumoconiose à métaux durs crée des lésions inhabituelles et très distinctives aux poumons, ce qui cause des difficultés respiratoires. On la retrouve habituellement chez les gens qui travaillent avec des «métaux durs» comme le cobalt et le tungstène, dans des secteurs comme le polissage de diamants ou la fabrication de prothèses dentaires.

Le cas détaillé dans le European Respiratory Journal par des chercheurs de l’Université de la Californie à San Francisco est le premier connu où la maladie est associée au vapotage.

Le patient n’avait aucune exposition connue à des métaux durs. Toutefois, quand les scientifiques ont analysé la vapeur produite par l’appareil qu’il utilisait pour vapoter du cannabis, ils y ont détecté non seulement du cobalt, mais aussi du nickel, de l’aluminium, du manganèse, du plomb et du chrome — tous des métaux toxiques.

Ce n’est pas la première fois que ces substances sont trouvées dans des cigarettes électroniques. Les experts croient qu’ils sont produits par l’élément chauffant plutôt que par la substance qui est vapotée.

Un des auteurs de l’étude, le docteur Rupal Shah, a prévenu dans un communiqué que les dommages causés aux poumons par le cobalt «ne deviendront apparents (…) qu’une fois irréversibles, comme cela s’est produit avec ce patient».

Les lésions associées à la pneumoconiose à métaux durs ne peuvent pas être guéries, mais certains patients verront leur état s’améliorer modestement si l’exposition aux métaux durs cesse et qu’ils sont soignés avec des stéroïdes.

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