Une surcharge de travail aussi dans les écoles privées, dit la CSQ

MONTRÉAL — L’enseignement au privé a vécu son lot de problèmes, à cause de la pandémie, comme la surcharge de travail pour le personnel et des élèves ayant davantage besoin d’aide, tout comme au réseau public, rapporte la CSQ.

La Centrale des syndicats du Québec, qui représente aussi des enseignants, du personnel professionnel et des employés de soutien dans les écoles privées, assure que dans les écoles privées aussi, la situation n’est pas rose pour le personnel.

Dans le contexte de la pandémie de COVID-19, les tâches exécutées par le personnel ont «largement dépassé les horaires réguliers, ce qui a généré beaucoup de fatigue et de tension», rapporte la centrale syndicale et ses fédérations dans le privé.

«Un prof du privé n’est pas un prof privé», a lancé en entrevue le président de la CSQ, Éric Gingras.

«Souvent, on a des parents qui vont penser ça. Et lorsqu’on a un groupe d’une trentaine d’élèves, tout dépendant du degré où on est, on peut différencier, on peut adapter notre enseignement, mais quand même pas individuellement, à chacun des élèves. Ça, c’est un enjeu fort important, parce qu’il y a une pression sur le personnel, avec la parent payeur, qui vient augmenter. Et souvent, les directions abondent dans ce sens-là», relate M. Gingras.

Et à cause de la pandémie, plus de jeunes ont besoin d’aide et de rattrapage dans diverses matières, ajoute-t-il.

Aussi, il rappelle que l’enseignement en ligne, que certains établissements ont conservé, malgré le retour en classe, mais pour des projets particuliers, doit être mieux encadré et non imposé.

Le dirigeant syndical demande aussi aux directions d’établissements d’écouter davantage le personnel.

«La solution, c’est d’écouter ce que le personnel a à dire, à savoir: voici ce qu’on peut se permettre, voici ce que j’ai comme disponibilité, voici ce que j’ai en temps et, à l’intérieur de ça, je suis prêt à innover», résume M. Gingras.

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