Une tempête de neige paralyse l’Espagne et fait au moins quatre morts

MADRID — Une tempête a enseveli une bonne partie de l’Espagne sous des accumulations de neige jamais vues samedi, faisant au moins quatre morts et laissant des milliers de personnes piégées dans leur véhicule ou coincées dans des gares et des aéroports à l’arrêt

Plus de 50 centimètres de neige sont tombés dans la capitale. À 7h, en matinée, l’agence météorologique nationale (AEMET) y avait déjà enregistré la plus forte chute de neige depuis 1971.

Les corps d’un homme et d’une femme ont été récupérés par les services d’urgence de la région d’Andalousie après que leur voiture eut été emportée par une rivière en crue près de la ville de Fuengirola. Un homme de 54 ans a également été retrouvé sans vie à Madrid sous un important amas de neige, selon ce qu’a indiqué le ministère de l’Intérieur. La police locale de Saragosse, dans le nord du pays, a aussi rapporté la mort par hypothermie d’un homme sans-abri.

Des avertissements météorologiques étaient toujours en vigueur dans plus de la moitié des provinces du pays samedi soir, sept d’entre elles maintenant le plus haut niveau d’alerte face à la tempête Filomena. 

Dans la capitale, les autorités ont activé l’alerte rouge pour la première fois depuis l’adoption de ce système il y a environ quatre décennies. L’armée a été appelée en renfort pour dégager les automobilistes coincés sur de petites artères comme de grands axes de circulation de Madrid.

Le ministre de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, a rapporté en soirée que l’ensemble des quelque 1500 personnes emprisonnées à l’intérieur de leur véhicule avaient été secourues.

L’AEMET avait prévu que certaines régions recevraient plus de 24 heures de précipitations continues en raison de la rare combinaison d’une masse d’air froid stagnante au-dessus de la péninsule ibérique avec l’arrivée de la tempête Filomena, plus chaude, en provenance du sud.

L’agence s’attendait à ce que la tempête poursuive sa trajectoire vers le nord-est tout au long de la journée de samedi, suivie d’une vague de froid.

Le ministre espagnol des Transports, José Luis Ábalos, a prévenu que «la neige va se transformer en glace et nous entrerons dans une situation peut-être encore plus dangereuse que celle que nous connaissons actuellement».

Il a ajouté que la priorité était d’aider ceux dans le besoin et d’assurer la chaîne d’approvisionnement pour les denrées alimentaires et autres produits de base.

«La tempête a dépassé nos prévisions les plus pessimistes.»

Les régions de Castille-La Manche et de Madrid, qui comptent près de 8,6 millions d’habitants, ont annoncé que les écoles ne rouvriraient pas leurs portes avant mercredi, au plus tôt. 

La circulation était perturbée ou carrément interrompue sur plus de 650 routes samedi matin, selon les autorités espagnoles qui ont exhorté la population à rester à l’intérieur et à éviter tout déplacement non essentiel.

Le ministre de l’Intérieur a indiqué que des mesures spéciales seront adoptées pour s’assurer que la livraison hebdomadaire du vaccin contre la COVID-19 de Pfizer-BioNTech puisse être acheminée lundi par le biais de convois avec escorte policière.

– Par Aritz Parra, The Associated Press

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J’entends déjà les murmures des ¨changements climatiques¨… Ceci est un phénomène ¨météorologique¨, non pas ¨climatologique¨.
Pourquoi alors semer un vent de panique avec la première phrase qui dit ceci : ¨ Une tempête a enseveli une bonne partie de l’Espagne sous des accumulations de neige jamais vues samedi¨, alors que dans la même phrase on dit qu’une tempête similaire avait été vécue en 1971. Scoop ? Sensationnalisme ? Propagande ? Qui peut dire ?

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