Une touriste et influenceuse arrêtée à Hawaï pour ne pas s’être isolée

HONOLULU — Des enquêteurs du bureau de la procureure générale de l’État d’Hawaï ont procédé à l’arrestation d’une jeune touriste de 20 ans ayant contrevenu à l’ordre de s’isoler durant ses 14 premiers jours dans l’archipel.

La jeune femme aurait été vue sur des vidéos en train de danser dans un commerce et de souper dans un restaurant alors qu’elle devait être confinée telle que l’ordonne la consigne visant à empêcher la propagation de la COVID-19.

La jeune femme identifiée comme étant Anne Salamanca est arrivée à Honolulu le 6 juillet. Quatre jours plus tard, l’autorité du tourisme d’Hawaï a été informée que la jeune femme circulait dans des lieux publics, selon ce qu’on peut lire dans un communiqué publié vendredi.

L’autorité du tourisme a transmis l’information au bureau de la procureure générale. Les enquêteurs ont ainsi pu voir les vidéos de la jeune femme en train de danser et de prendre un repas en public.

Anne Salamanca est présentée comme originaire de Birmingham, en Alabama. Elle serait également connue en tant qu’influenceuse aux Philippines. Elle se présente sous le pseudonyme de Mika Salamanca. D’après la chaîne KITV, la jeune femme arrivait d’ailleurs de Manille.

Toujours selon la chaîne hawaïenne, la jeune femme aurait offert ses excuses sur les réseaux sociaux. Elle se serait toutefois défendue en disant que des policiers lui auraient mentionné qu’elle pourrait sortir de son lieu de séjour si elle obtenait un résultat de test de dépistage négatif.

«Aucun de mes enquêteurs ne transmettrait cette information puisqu’elle est fausse», a répliqué la procureure générale d’Hawaï Clare Connors.

«Le fait que Mme Salamanca compte autant de personnes parmi son auditoire rend ses actions encore plus dangereuses et inquiétantes. La propagation de la désinformation peut avoir de très graves conséquences dans une situation d’urgence comme celle que l’on vit actuellement», a ajouté la procureure.

Anne Salamanca a été arrêtée, puis libérée contre une caution de 2000 $. L’Associated Press n’avait pas encore été en mesure de lui parler vendredi. Il n’est pas clair si elle est représentée par un avocat.

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