Une troisième journée de grève pour les employés de soutien de l’UQAM

MONTRÉAL — La grève des employés de soutien de l’Université du Québec à Montréal se poursuivra pour une troisième journée, jeudi, tandis que le syndicat et la direction s’accusent mutuellement de refuser de négocier.

La présidente du Syndicat des employées et employés de l’UQAM (SEUQAM), Louisa Cordeiro, fait état d’un dialogue de sourds.

Un retour à la table de négociation n’est pas envisageable à ses yeux avant une bonification de l’offre salariale par l’employeur.

La direction de l’université reproche pour sa part au SEUQAM de se borner à dénoncer son offre, sans réelle volonté de reprendre le dialogue.

«Clairement, on est dans une impasse», a relevé Louisa Cordeiro en entrevue avec La Presse canadienne mercredi.

«Les membres ont dit non à leur offre. Je ne peux pas aller en bas de ça. C’est à eux de dire autre chose et on va retourner voir notre membership», a-t-elle fait valoir.

La conseillère syndicale Julie Brault soulève la possibilité que la partie patronale cherche seulement à revenir à la table de négociation pour «gagner du temps» et faire cesser la grève en cette semaine de rentrée universitaire.

«La seule façon de faire cesser les moyens de pression, c’est quand on va avoir un espoir d’être en mesure d’arriver à une entente», a-t-elle réitéré.

Dans un communiqué transmis tard mercredi, l’UQAM indique que les activités d’enseignement et de recherche ont tout de même lieu comme prévu.

Les services fermés sont ceux du registrariat; des cafétérias; du centre sportif; des bibliothèques des sciences et de musique; ainsi que les services à la vie étudiante, à l’exception du kiosque d’accueil au pavillon J.-A. De Sève, précise-t-on.

Mais pour Mme Cordeiro, il est faux que l’université puisse «fonctionner adéquatement» sans ses quelque 1800 techniciens, professionnels et employés de bureau et de métiers.

«L’ensemble des activités sont touchées», a-t-elle soutenu, en relevant par ailleurs une démonstration de solidarité «impressionnante» de la communauté étudiante.

Les grévistes, membres du Syndicat canadien de la fonction publique, affilié à la FTQ, sont sans convention collective depuis le 31 mai 2017.