Une victime de viol n’aurait pas eu droit tout de suite à un examen médical au N.-B.

ST. ANDREWS, N.-B. — Justin Trudeau a qualifié d’«horrible» la nouvelle selon laquelle une femme n’a pas pu obtenir immédiatement, dans un hôpital de Fredericton, un examen médico-légal à la suite d’une agression sexuelle.

M. Trudeau a déclaré mardi aux journalistes à St. Andrews, au Nouveau-Brunswick, qu’il était inacceptable qu’une survivante d’agression sexuelle reçoive un tel accueil à l’hôpital.

La CBC a rapporté cette semaine qu’une femme de 26 ans s’était présentée à l’hôpital régional Dr Everett Chalmers de Fredericton, le mois dernier, après avoir été violée. Aux urgences, on lui aurait répondu qu’il n’y avait pas d’infirmière spécialisée disponible sur place pour procéder à cet examen en cas d’agression sexuelle.

Selon le reportage de la CBC, on a indiqué à la femme de rentrer chez elle pour la nuit et de ne pas prendre une douche ni de changer de vêtements, afin de conserver les preuves intactes avant d’être vue le lendemain matin par une infirmière examinatrice en cas d’agression sexuelle. 

On lui aurait aussi demandé d’utiliser la salle de bain le moins souvent possible entretemps.

M. Trudeau a affirmé que ce genre de situation doit être pris «extrêmement au sérieux».

«Même si cette histoire a été très difficile à entendre, nous savons que des situations comme ça surviennent partout au pays», a-t-il souligné.

Le premier ministre a rappelé que le système de santé subit une pression «énorme» et il a réitéré que son gouvernement a alloué 72 milliards $ supplémentaires aux soins de santé depuis le début de la pandémie.

Il a reconnu que certaines personnes ne reçoivent pas les soins de santé «dont elles ont profondément besoin», pas par manque de volonté du personnel, mais en raison de la charge de travail qui leur est imposée.

Margaret Melanson, PDG par intérim du Réseau de santé Horizon, l’une des deux autorités sanitaires du Nouveau-Brunswick, a indiqué dans un communiqué lundi que l’autorité responsable de l’hôpital de Fredericton examinera son processus et ses protocoles pour le programme d’infirmière examinatrice en cas d’agression sexuelle.

«Nous collaborons avec nos partenaires pour nous assurer que toutes les victimes d’agression sexuelle qui se présentent à un service d’urgence du Réseau de santé Horizon reçoivent des soins sûrs et de qualité dans un délai convenable», a-t-elle écrit lundi.

Mme Melanson salue par ailleurs «la force et le courage» dont cette femme a fait preuve «en entreprenant les démarches pour obtenir de l’aide».

Cette dépêche a été rédigée avec l’aide financière des Bourses de Meta et de La Presse Canadienne pour les nouvelles.

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