Unifor se dissocie du Congrès du travail en raison d’actions déficientes

TORONTO — Unifor, le plus important syndicat du secteur privé au Canada, a décidé de rompre son affiliation et son adhésion au Congrès du travail du Canada (CTC), en raison de différends sur les droits des travailleurs et particulièrement «leur droit démocratique à choisir leur propre représentation ou à exprimer une dissension».

Dans une lettre au CTC, le président national d’Unifor, Jerry Dias, et le directeur québécois, Renaud Gagné, déplorent «le manque d’action constant et de volonté des affiliés du Congrès du travail du Canada de s’attaquer aux tactiques agressives et non démocratiques déployées par des syndicats basés aux États-Unis à l’endroit de sections locales canadiennes».

La lettre indique que le Conseil exécutif national (CEN) a pris la décision unanime, mardi, de rompre l’affiliation et l’adhésion d’Unifor au Congrès du travail du Canada, qui prend effet immédiatement.

Dans une lettre distincte au président du CTC, Hassan Yussuff, publiée sur le site internet d’Unifor, M. Dias affirme que la requête d’Unifor pour joindre un comité du CTC étudiant la question des droits des travailleurs à «changer de syndicat» a été ignorée, jugeant «inimaginable» que le principal syndicat du secteur privé n’en fasse pas partie. 

M. Dias déplore aussi l’«incapacité du CTC de traiter de deux cas où des syndicats établis aux États-Unis s’ingèrent dans les élections pour la direction de sections locales».

Le CTC n’a pas répondu dans l’immédiat à une demande de commentaires.

Par communiqué, le principal syndicat public membre du CTC, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), a appelé les deux organisations à résoudre leurs différends, promettant de continuer à travailler avec les autres syndicats affiliés au CTC pour défendre les intérêts des membres.