UQTR: les professeurs votent sur l’offre finale et globale jusqu’à mercredi

Après une assemblée de trois heures, les professeurs de l’UQTR ont commencé à voter, lundi à 15h30, sur l’offre finale et globale de la direction de l’université et ils continueront à le faire jusqu’à mercredi. Le conseil syndical leur recommande de rejeter cette offre.

Et, selon un représentant syndical, l’offre patronale sera majoritairement rejetée, encore une fois.

L’offre finale et globale avait été déposée la semaine dernière, dans le cadre d’une médiation de la dernière chance, lancée après la menace d’une loi spéciale pour mettre fin au lock-out.

Le lock-out des 445 professeurs décrété par la direction de l’UQTR, le 2 mai, avait été levé le 16 mai, après une intervention du premier ministre Philippe Couillard et de la ministre de l’Enseignement supérieur, Hélène David.

Le recteur Daniel McMahon avait affirmé avoir accepté de donner une ultime chance à la médiation après avoir obtenu un «engagement ferme» du premier ministre voulant qu’il y ait dépôt d’une loi spéciale avant la fin de la présente session parlementaire si cela ne se soldait pas par un règlement.

Mercredi dernier, la direction a déposé une offre globale et finale. Jeudi, le comité exécutif du Syndicat des professeurs de l’UQTR l’a étudiée et a décidé de convoquer une rencontre extraordinaire du conseil syndical pour se pencher sur cette offre, vendredi. Et vendredi, celui-ci l’a rejetée, tout en recommandant à l’assemblée des membres, lundi, de la rejeter à son tour.

En vertu des statuts et règlements du syndicat des professeurs de l’UQTR, les professeurs doivent se rendre sur place pour voter afin d’entendre les explications et les échanges; il n’est pas question de vote électronique. Pour cette raison, la période de vote s’étendra donc jusqu’à mercredi.

Lors de l’assemblée, lundi, environ 225 professeurs étaient présents, a précisé au cours d’une entrevue avec La Presse canadienne René Lesage, vice-président aux relations de travail et porte-parole à la table de négociation pour le syndicat.

«Selon les applaudissements, selon les commentaires, je pense que 90-92 pour cent étaient pour le rejet de l’offre patronale», a-t-il avancé.

«Maintenant, il reste tous ceux qui n’étaient pas là aujourd’hui. (Ultimement), nous pensons avoir entre 70 et 85 pour cent, 90 pour cent peut-être, de rejet des offres patronales, dans une situation qui n’était pas idéale, une situation où il y avait toujours une menace de loi spéciale et pendant l’été», a fait valoir M. Lesage.

Les principaux points en litige sont la recherche, le plancher d’emplois (nombre de postes) et les salaires.

M. Lesage croit que malgré qu’il se soit agi d’une offre finale et globale de la direction, la négociation en vue du renouvellement de la convention collective pourra se poursuivre.