UQTR: une entente de principe entre le syndicat des professeurs et la direction

Le long et difficile conflit de travail pourrait prendre fin à la rentrée scolaire à l’Université du Québec à Trois-Rivières. Le Syndicat des professeurs et professeures (SPPUQTR) et la direction ont confirmé la conclusion d’une entente de principe, qui semble satisfaisante aux yeux des deux parties.

Le SPPUQTR et la direction ont annoncé vendredi qu’une entente était intervenue mercredi dernier, en compagnie de l’équipe de médiation, à Québec. Les deux parties se sont réjouies des gains qu’ils ont pu obtenir.

En entrevue téléphonique, vendredi après-midi, René Lesage, vice-président aux relations de travail du SPPUQTR, a précisé que le syndicat et l’employeur s’étaient entendus sur l’aspect monétaire de la convention, ce qui était le plus difficile à régler, a-t-il indiqué.

Il restera à conclure les clauses non salariales du contrat de travail, qui touchent les conditions de travail des professeurs, mais le représentant syndical s’est dit optimiste de tout terminer à temps pour septembre.

Le comité exécutif du syndicat a accepté cette entente, mais elle devra aussi être approuvée par le conseil syndical — des professeurs de chacun des départements de l’université —, le 13 août, et par tous les professeurs en assemblée générale, en septembre.

Selon M. Lesage, l’entente sera assurément entérinée par tous.

«L’entente de principe, je suis persuadé qu’elle sera acceptée. On a la confiance des professeurs; ils savent comment on a travaillé fort pour arriver à cette entente. Elle remplit les mandats qui nous ont été donnés», a-t-il expliqué.

«Une entente gagnant-gagnant»

Tant le syndicat que la direction semblent satisfaits du contenu de cette entente de principe.

D’un côté, le syndicat a réussi à obtenir des «gains majeurs», d’après René Lesage: l’entente de principe prévoit un meilleur soutien à la recherche, un plancher d’emploi pour le nombre de professeurs, et des augmentations salariales.

«Le premier point, sur la recherche, c’est là qu’on a gagné le plus», a-t-il précisé.

De son côté, le recteur de l’UQTR Daniel McMahon croit que l’entente permettra «de poursuivre le retour à l’équilibre budgétaire dans un horizon raisonnable et de mettre en œuvre des projets qui s’inscrivent dans le plan de développement de l’université».

«Cette entente négociée constitue une excellente nouvelle pour toute la communauté universitaire à l’aube de la session automnale», a déclaré M. McMahon dans un communiqué diffusé vendredi

Selon le représentant syndical, la ministre Hélène David a ouvert la porte à financer certains projets, que l’université payait à même son budget. «Donc en finançant ces projets autres, ça permettait de dégager les montants pour la convention collective», a-t-il expliqué.

Dans son communiqué, le recteur de l’UQTR a refusé d’aborder le contenu de l’entente.

Un long conflit de travail

Alors que les professeurs du syndicat devaient se prononcer sur un mandat de grève, la direction de l’UQTR avait décrété un lock-out le 2 mai. Il avait été levé le 16 mai, après une intervention du premier ministre Philippe Couillard et de la ministre de l’Enseignement supérieur, Hélène David.

Au mois de juin, le syndicat avait massivement rejeté l’offre globale et finale de la direction. La ministre David avait convoqué les parties à une rencontre à Québec le lendemain et au terme de celle-ci, elle s’était dite optimiste pour la suite.

La ministre David, n’a pas souhaité réagir à la nouvelle pour l’instant.

Son attachée de presse, Anne Marie Dussault Turcotte, a expliqué dans un courriel qu’elle commenterait le dossier lorsque les membres du syndicat se seront prononcés.

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