Urgences au N.-B.: Higgs dit qu’il a entendu les craintes et les préoccupations

FREDERICTON — Le premier ministre du Nouveau-Brunswick affirme que ce sont les préoccupations et les craintes soulevées un peu partout dans la province qui l’ont amené à revoir sa décision de fermer les urgences de six hôpitaux durant la nuit.

Blaine Higgs a annoncé dimanche soir, dans un communiqué, qu’il annulait ces fermetures, prévues pour le mois prochain, afin de permettre des consultations avec les communautés touchées.

La décision initiale, annoncée mardi, a déclenché une vive réaction dans toute la province — par les communautés touchées, les professionnels de la santé, les partis de l’opposition mais aussi des députés de son propre gouvernement minoritaire progressiste-conservateur.

Le député conservateur acadien Robert Gauvin, vice-premier ministre, a annoncé vendredi qu’il siégerait dorénavant comme indépendant, ce qui laisse conservateurs et libéraux à égalité des sièges au sein de l’Assemblée législative.

S’adressant aux journalistes lundi, M. Higgs a déclaré que ces changements soulevaient de nombreuses questions demeurées sans réponses et qu’il ne pouvait en toute bonne foi aller de l’avant.

Ces changements visaient à pallier une pénurie de ressources humaines et le vieillissement de la population, en réaffectant des ressources consacrées aux urgences vers les services de santé mentale et les soins de longue durée.

La semaine dernière, les verts et les libéraux se disaient prêts à renverser le gouvernement minoritaire sur une motion de confiance dans ce dossier. Mais lundi, le chef des verts, David Coon, a adouci le ton.