Urgences-santé invite aussi à composer le 811 pour alléger le fardeau des paramédics

MONTRÉAL — Après la santé publique et le ministre de la Santé, c’est au tour d’Urgences-santé d’inviter la population à utiliser le service téléphonique 811 afin de ne pas surcharger les paramédics.

Faisant écho au message martelé par le ministre Christian Dubé, qui cherche à désengorger les urgences du Québec, les paramédics encouragent aussi le recours aux services d’Info-Santé, de la ligne pédiatrique d’urgence et du Guichet d’accès à la première ligne pour tout problème qui ne mettrait pas la vie d’une personne en danger.

Dans un communiqué publié vendredi matin, alors que les conditions météo s’annonçaient difficiles, la Corporation d’urgences-santé a demandé «la collaboration de la population afin d’utiliser la bonne ressource».

En entrevue à La Presse Canadienne, le superviseur aux interventions Jean-Mari Dufresne renchérit en disant vouloir «s’assurer que les bons patients aillent aux bons endroits».

«S’il n’y a pas vraiment d’utilité de faire appel au service préhospitalier, si on peut passer par le service 811 ou prendre rendez-vous avec une clinique ou son médecin de famille, ça va permettre de désengorger le service préhospitalier et hospitalier également», plaide-t-il.

Des données communiquées par le ministre Dubé plus tôt cette semaine semblent démontrer l’efficacité du 811. Depuis avril dernier, on évalue que 42 % des interventions téléphoniques avec une infirmière d’Info-Santé ont mené à une consultation médicale.

Pour les parents qui ont sélectionné l’option de la ligne pédiatrique d’urgence, 47 % ont obtenu une consultation médicale pour leur enfant depuis le début du service.

Finalement, sur les 342 060 patients sans médecin de famille qui ont fait appel au Guichet d’accès à la première ligne depuis mai, 56 % ont pu bénéficier d’un rendez-vous médical et éviter l’urgence.

Urgences-santé souligne que des services sont aussi disponibles au 811 pour les personnes ayant besoin de soutien en santé mentale. 

Malgré la popularité grandissante de ces ressources téléphoniques – le nombre moyen d’appels est passé d’un peu moins de 2700 en novembre à plus de 3700 en décembre – les paramédics disent ne pas vraiment constater d’allégement.

«C’est difficile de voir une différence notable. Avec le changement de climat et les variations de la météo, notre volume d’appel demeure assez constant», mentionne le porte-parole d’Urgences-santé qui dessert la population de Montréal et de Laval.

De son côté, le ministre Christian Dubé estimait cette semaine que les mesures mises en place au cours des derniers mois, dont les lignes téléphoniques, avaient permis d’effacer en partie la surcharge qu’aurait dû imposer la triple épidémie de virus respiratoires (COVID-19, influenza et virus respiratoire syncytial) sur le réseau de santé.

Bien que l’on invite la population à prioriser la ligne 811 pour les cas non urgents, il est tout aussi important de rappeler qu’il ne faut pas hésiter à composer le 911 en cas d’urgence.

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