Vaccin réclamé dans les écoles «pour casser la troisième vague»

MONTRÉAL — Plusieurs acteurs du milieu de l’éducation se lèvent pour demander à Québec de permettre la vaccination pour les professeurs et les autres membres du personnel.  

La Fédération autonome de l’enseignement (FAE) a publié un communiqué mardi, réclamant au gouvernement provincial l’accès au vaccin pour le personnel scolaire, les élèves et leurs parents dans toutes les écoles où on suspecte le variant.

Quant à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), elle a demandé lundi à Québec de permettre la vaccination pour tous les professeurs en zone rouge de la province. 

«Quand on connaît le problème de qualité de l’air dans les écoles (…) combiné avec l’arrivée des variants, ajoutez à cela que les écoles sont le deuxième lieu de propagation le plus important de tous les milieux de travail, ça nous amène à demander au gouvernement quel est son plan de match pour la vaccination des professionnels et du personnel de soutien?», s’interroge la présidente de la CSQ, Sonia Ethier. 

La FAE de son côté presse le gouvernement d’agir et l’invite à revoir «sa grille d’analyse» en ce qui concerne la priorisation vaccinale afin de lutter contre la troisième vague. 

«On constate l’arrivée d’une troisième vague qui s’alimente à partir des variants qui sont plus contagieux que la souche initiale de COVID», indique le directeur de la FAE, Sylvain Mallette. 

Il explique que l’objectif d’élargir la campagne d’immunisation aux personnes en contact avec le milieu scolaire est de freiner la propagation du virus dans l’un des foyers où il circule le plus. 

M. Mallette est d’avis qu’il serait logique de prioriser les écoles où on soupçonne la présence d’un variant «pour casser la troisième vague». 

Selon lui, il faut «cibler les établissements où cette opération-là doit être menée» comme c’est le cas dans les quartiers de Côte-Saint-Luc et Plamondon à Montréal où un projet-pilote est en cours. 

Il fait toutefois remarquer que la direction de la santé publique de Montréal a exclu les directions d’écoles et les concierges du programme d’inoculation. 

«Nous ce qu’on dit, c’est que ça n’a pas de bon sens. Que tu sois un concierge ou un prof, si tu es potentiellement en contact avec un variant, il faut donc que tu aies accès à la vaccination.»

Mme Ethier est du même avis, soulignant qu’il est important d’inclure les autres professionnels comme les psychologues et psychoéducateurs dans cette éventuelle campagne de vaccination. 

«Ils sont dans les écoles au quotidien avec les enfants», explique-t-elle. Elle précise qu’ils se déplacent souvent d’une école à l’autre et rencontrent beaucoup d’élèves dans leurs bureaux où la ventilation n’est pas toujours adéquate.  

Par ailleurs, la FAE croit que les adultes qui fréquentent un centre de formation professionnelle devraient aussi avoir le choix de se faire vacciner s’ils le désirent.

Mais le temps presse vu la situation sanitaire actuelle, estime Mme Ethier. 

L’ordre de priorité des vaccins a été «établi avant l’arrivée des variants» affirme-t-elle, il serait donc temps pour le gouvernement de le mettre à jour. 

«Et là, c’est le moment parce que le temps que le vaccin fasse effet, ça peut prendre deux à trois semaines et le calendrier scolaire avance», conclut-elle.  

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Cet article a été produit avec l’aide financière des Bourses Facebook et La Presse Canadienne pour les nouvelles.

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