Vaccination en Abitibi-Témiscamingue : des doses redirigées à Montréal et à Laval

ROUYN-NORANDA, Qc — ROUYN-NORANDA-Malgré les retards de livraison, la campagne de vaccination va bon train en Abitibi-Témiscamingue. Le rythme pourrait cependant ralentir au cours des prochains jours, puisque le gouvernement Legault a décidé de rediriger certaines doses destinées aux régions orange vers Montréal et Laval.

«Jusqu’ici, tous les résidants des CHSLD et des RPA de la région ont reçu leur première dose de vaccin, affirme la responsable de la campagne dans la région, Katia Châteauvert. La très vaste majorité du personnel de la santé a aussi été vaccinée, et la campagne dans les communautés autochtones de la région va aussi bon train. Nous avons reçu récemment des plateaux de vaccins Pfizer à Amos, et nous attendons une autre livraison la semaine prochaine.» La MRC d’Abitibi, qui comprend la ville d’Amos, est actuellement l’épicentre d’une éclosion de cas de COVID-19 dans la région, principalement dans le secteur de Landrienne.

Priorité à Montréal et à Laval

La campagne en Abitibi-Témiscamingue pourrait cependant connaître un ralentissement au cours des prochains jours. Des doses prévues pour les régions orange, comme l’Abitibi-Témiscamingue, seront redirigées vers les régions de Montréal et de Laval, l’épicentre actuel de la pandémie. Le CISSS-AT se dit en accord avec cette décision de Québec. «Nous avons participé à la prise de cette décision, affirme Mme Châteauvert. La vaccination est plus urgente dans ces régions, cela provoquera un ralentissement chez nous. Ce que l’on a comme information actuellement, c’est que nous pourrons reprendre la campagne régionale vers la mi-mars.»

À ce moment-là, selon Mme Châteauvert, l’Abitibi-Témiscamingue serait rendue à la Priorité 5, c’est-à-dire les personnes âgées de 80 ans et plus. Dans un scénario optimiste, elle prévoit que la campagne de vaccination pour tous les résidents de la région devrait être complétée pendant l’été.

Recherche de locaux

Le milieu municipal est également mis à contribution pour cette campagne de vaccination. Le maire de Val-d’Or, Pierre Corbeil, est à la recherche d’un local pour la campagne, ce qui n’est pas une mince tâche. «Le CISSS-AT a une série de critères qu’il faut respecter, explique le maire. Dans certains cas, le local est trop petit, dans d’autres cas, il n’est pas disponible à certaines dates, et dans d’autres cas, il est attenant à d’autres locaux incompatibles. Nous poursuivons nos recherches, mais je suis confiant de pouvoir proposer des solutions au CISSS-AT dans un avenir rapproché.»

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