Valérie Plante prône la bienveillance face aux sans-abris qui ont érigé un campement

MONTRÉAL — La mairesse de Montréal, Valérie Plante, se désole de l’apparition d’un nouveau campement de fortune dans l’arrondissement Hochelaga-Maisonneuve.

Elle n’a toutefois pas l’intention de déloger de force les sans-abris qui s’y sont installés, du moins à court terme.

«Je vais continuer à avoir une approche bienveillante, comme je l’ai toujours fait depuis le début de la pandémie, parce qu’il ne faut pas que des personnes qui ne « fittent » pas à un endroit ou un autre se retrouvent sur-judiciarisées», a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse portant sur l’immigration, jeudi, à Montréal.

Elle rappelle au passage que la pandémie a exacerbé la situation.

«Toutes les grandes villes du monde sont confrontées à cette augmentation de la précarité, surtout avec la COVID. L’été passé, on disait que le nombre de personnes en situation d’itinérance aurait doublé. C’est majeur.

«Je pense qu’il faut qu’ils soient en sécurité et c’est là-dessus qu’on travaille en ce moment avec les forces policières, le service des incendies, les organismes communautaires.»

Solutions durables

La mairesse a rappelé au passage que son administration planche sur des solutions durables pour les personnes en situation d’itinérance, dont le nombre s’est accru en marge de la pandémie.

«Ma solution va toujours être celle d’un toit permanent. Ce n’est pas pour rien qu’on a une stratégie de 600 logements sociaux qu’on va atteindre. On est rendus à 80 %.

«En attendant, il y a les refuges. Il y a plus de 700 lits qui vont rester même si l’hiver est fini parce que les besoins sont là.»

La mairesse a toutefois reconnu qu’il y a «des gens qui tombent dans les craques», mais elle estime malgré tout qu’«un campement ce n’est jamais une solution, pour des questions de sécurité».

«L’espace public est pour tout le monde. Ce n’est pas un endroit où on devrait camper, où on devrait dormir. Il faut axer sur le logement permanent», a-t-elle répété.

Mme Plante a toutefois précisé qu’«il y a une chose qui est claire: je ne veux pas non plus précariser encore davantage des personnes qui en arrachent». 

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