Valérie Plante réclame une exemption du couvre-feu pour les itinérants

MONTRÉAL — La mairesse de Montréal, Valérie Plante, demande à Québec d’exempter du couvre-feu les personnes en situation d’itinérance.

«On n’en peut plus parce que c’est difficile la situation d’itinérance», a-t-elle affirmé en conférence de presse mardi matin. 

«C’est difficile à tous les niveaux. La semaine passée, je vous disais qu’il y avait le feu. Ça continue.»

Le décès de Raphael André, 51 ans, un Autochtone en situation d’itinérance retrouvé sans vie dans une toilette chimique dimanche matin, démontre clairement, selon Mme Plante, que le couvre-feu met une pression difficile à soutenir sur l’ensemble de l’écosystème de l’itinérance.

Le centre où avait l’habitude de se réfugier Raphael André était fermé le soir précédent en raison d’une éclosion de COVID-19. L’endroit où sa dépouille a été découverte se trouvait tout près du centre en question.

La mairesse a fait valoir que la Ville a beau avoir multiplié les places d’hébergement, la situation demeure intenable. Lorsque le gouvernement du Québec avait annoncé l’imposition d’un couvre-feu, le premier ministre François Legault avait soutenu que l’ajout de places d’hébergement permettrait d’accueillir tous les itinérants.

Valérie Plante répond que la situation sur le terrain prouve le contraire.

«Malgré ce nombre record de lits qui ont été créés, ce qu’on se rend bien compte, c’est qu’il y a des soirs où ça déborde», a-t-elle laissé tomber.

Dans le milieu communautaire, on souligne depuis le début du couvre-feu que certaines de ces personnes vulnérables n’arrivent pas toujours à se conformer à cette directive pour de multiples raisons hors de leur contrôle. 

Interrogé à ce sujet mardi, lors d’un point de presse sur la situation de la COVID-19 au Québec, le premier ministre Legault a refusé d’exempter les itinérants des règles du couvre-feu.

Si une telle exemption était ajoutée au règlement, «n’importe qui pourrait dire: ‘je suis itinérant, vous ne pouvez pas me donner une contravention’», a-t-il fait valoir. Ce serait un «prétexte» qui risquerait d’être utilisé pour contourner les règles, juge-t-il.

Et puis, il dit faire confiance aux policiers «qui ne vont pas faire exprès de donner des contraventions pour rien à des itinérants».

Ils font un travail extraordinaire, dit-il, et ont usé de leur jugement en accompagnant plutôt les personnes sans-abri vers les refuges.  

Quant au nombre de lits disponibles pour eux la nuit, il a expliqué que le nombre de places manquantes avait été estimé à 680. Lorsque 800 lits en refuge ont été ajoutés, il croyait que les besoins étaient comblés. Mais c’est possible qu’il y en ait pas assez, a-t-il dit mardi.

Et «s’il en manque, on va en ajouter d’autres».

Une enquête du coroner sur la mort de Raphael André aura lieu, a aussi indiqué le premier ministre.

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Ainsi, à nouveau, hier, aura-t-on pu constater à quel point la « marque de commerce » de ce gouvernement est le non-sens, la bêtise, l’insensibilité, la sanscoeurrie constantes, permanentes, sans limites. Comme érigées en système…

Certes, en avait-on eu un aperçu déjà, et pas des moindres, en fin d’année 2019, alors que le PM avait laissé courir, en l’approuvant expressément, toute une semaine durant, s.v.p., son ministre bras droit, avec l’aussi cruelle qu’infâme affaire PEQ. Pour laquelle ç’aura pris toute l’intelligentsia québécoise pour ramener ce gouvernement à la raison ainsi qu’aux bases mêmes premières d’élémentaire humanité. (Quand on pense que, suivant le solennel appel priministériel du Discours d’ouverture, c’était censé être là L’Approche caquiste – ne jamais, jamais, nulle part, à l’endroit de quiconque, manquer d’HUMANITÉ!…).

Alors donc, les sans-abri qui, se sentant traqués comme des fauves par un injustifiable et insensé couvre-feu pour eux — (habitant dehors, ils SONT ‘à domicile’, « rentrés chez eux », lorsqu’à l’extérieur) — meurent en toilette chimique, pourront continuer de le faire librement. Ainsi va la vie pour un gouvernement sans sens ni sensibilité.

Pas de racisme systémique, r’assure Infoman – le chef. Car faudrait-il que ça émane d’en haut. Or, voyez, constatez d’où émane, justement, cette manière de penser, ou de non-penser, à propos d’un racisé, mourant, directement, en raison d’une ‘loi’ sienne, conçue et agie (d’)« en haut », comme il dit.

Bêtise et cruauté, donc, comme modes de gouvernance. Ç’avait terminé ainsi, fin d’année 2019? Ç’aura fini de même, fin d’année passée. La bras gauche du chef, cette fois-ci, y allant à son tour de sa propre inhumanité; en faisant perdurer, illimitément, la torture entreprise à l’endroit du dg de la SQ. Cherchez l’erreur. Est-ce question de jugement — (d’après Me Aubé, elle n’en aurait point) — ou de sadisme?

Chose certaine, jamais n’aura-t-on vu ministre de police agir ou penser aussi pitoyablement ou épouvantablement concernant la police même incidemment. Il y a deux ans, en effet, s’était-elle dite spontanément prête à envoyer sa police au travers d’enfants à l’école pour en faire chasser manu militari de dangereuses enseignantes recouvertes de quelque chose considéré en trop par elle sur leur tête. An passé, choisit-elle, cette fois-ci, de s’ingénier à continuer de faire croupir un chef de police (‘modèle’) en l’antichambre de la «mort».

Normal? Sensé? Juste? Humain?
A été démontré en psy, il y a longtemps déjà, que ce qui révèle, le plus assurément, l’attitude profonde la plus authentique d’une personne, c’est sa réaction première à l’égard de quelque chose ou de quelqu’un. Or, l’éminente madame, sa toute première réaction, même si ç’avait aucun bon sens, n’en avait pas moins été d’envoyer prestement et résolument sa police à l’école. Même chose eu égard à ses décisions ayant trait au dg/SQ. Au sujet de qu[o]i peut-on croire, oui, que ce puisse être d’autres instances qu’elle-même qui aient requis ou voulu poursuivre ou enclencher des ‘processus’ donnés. Par contre, à partir du moment où le résultat d’«analyse» d’un des comités a révélé qu’un (au moins) de ses membres avait été un ‘proche’ de la plaignante; des conclusions d’analyse accréditant sa version ne pouvaient plus être ‘recevables’, valables ou légitimes. Des données de science psy ayant montré à cet égard aussi qu’il suffit — (de l’influence) — d’UNE personne au sein d’un jury pour altérer/‘contaminer’ une étude de cas et ainsi l’invalider. Complètement. Or…

C’est très exactement ce qui est advenu. Quand bien même, en effet, le monsieur en question serait le plus grand juriste au pays, cela n’y change rien. Consciemment ou non, délibérément ou involontairement, des affects étant plus que susceptibles d’avoir ‘orienté’ la lecture de la chose en un sens plus favorable à l’une des parties qu’à l’autre; tel rapport s’avérait et s’avère encore, à sa face même, foncièrement irrecevable, incompatible avec une éthique ne serait-ce qu’élémentaire. Et c’est avec « ‘ça’ », néanmoins, que madame s’est enferrée en sa poursuite inexorable de cette chose et de cette personne.

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