Valeur des propriétés agricoles: hausse en 2020 de 5,4 % au Canada et 7,3 % au Québec

REGINA — Un nouveau rapport de Financement agricole Canada signale que la valeur moyenne des propriétés agricoles en 2020 a augmenté au Canada de 5,4 %, en moyenne. En 2019, cette hausse avait été mesurée à 5,2 %.  

Les hausses moyennes provinciales les plus importantes en 2020 ont été observées en Colombie-Britannique et au Québec, avec des augmentations moyennes respectives de 8 % et de 7,3 %.   

Même si 2020 a été une année difficile en raison des perturbations économiques causées par la pandémie de COVID-19, les conséquences n’ont pas été aussi importantes dans les marchés de l’immobilier et des terres agricoles comparativement à la plupart des autres secteurs de l’économie canadienne.  

Financement agricole Canada affirme que les secteurs des cultures ont obtenu d’assez bons résultats et que la demande de terres agricoles est demeurée vigoureuse dans l’ensemble du Canada.   

Dans les six premiers mois de 2020, on a constaté une baisse sensible du nombre de ventes, surtout en avril et en mai. En revanche, le nombre total de ventes pour l’année a été semblable à ceux des dernières années. Malgré une conjoncture mondiale difficile, les prix des produits de base ont considérablement augmenté dans la dernière moitié de 2020 pour de nombreuses cultures et les taux d’intérêt ont atteint des creux historiques.   

La demande alimentaire demeure vigoureuse en dépit d’importantes perturbations de la chaîne d’approvisionnement causées par la pandémie. Le marché des terres agricoles a été stable dans l’ensemble, mais les écarts entre les régions d’une même province sont souvent importants.   

Au Québec, Financement agricole Canada n’a pas seulement observé une hausse 7,3 % de la valeur moyenne des propriétés agricoles en 2020; la société d’État signale que la valeur moyenne ne cesse d’augmenter depuis 1986.   

La plupart des régions ont enregistré un niveau d’activité élevé sur le marché. Celle de l’Estrie a connu la hausse la plus marquée, de 32,4 %, suivie du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Bas-Saint-Laurent–Gaspésie, avec des hausses respectives de 19,5 % et de 18,1 %.   

Ces régions sont connues pour afficher soit les valeurs les plus faibles de la province, soit une activité minime sur le marché plus récemment, ce qui explique en partie pourquoi l’accroissement de l’activité du marché en 2020 s’est traduit par des hausses importantes de la valeur des terres.

Les trois provinces des Maritimes ont affiché des rendements inférieurs à la moyenne canadienne: les valeurs ont progressé de 2,3 % à l’Île-du-Prince-Édouard, de 1,6 % en Nouvelle-Écosse et de 1,3 % au Nouveau-Brunswick.  

Les Maritimes ont subi l’an dernier leur pire sécheresse des dernières décennies, ce qui a heurté les récoltes et causé des pénuries de foin.

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