Les courses du Congrès les plus intéressantes à suivre

C’est au Sénat que se situe le plus grand suspense puisque les démocrates n’ont besoin que d’un gain net de trois sièges (quatre si Biden ne gagne pas) pour être majoritaires.

WASHINGTON — La course à l’élection présidentielle n’est qu’une partie du paysage politique qui pourrait changer aux États-Unis après le 3 novembre.

Le plus grand suspense se situe au Sénat, dirigé par les républicains, où les démocrates ont besoin d’un gain net de trois sièges — quatre, si Joe Biden n’est pas élu à la Maison Blanche — pour prendre le contrôle. À la Chambre des représentants, la majorité démocrate de 35 sièges ne semble pas à risque.

Voici quelques-unes des courses les plus intéressantes pour les sièges au Capitole:

Alabama

Les démocrates se préparent à perdre leur siège du Sénat en Alabama, où l’allégeance au président Donald Trump n’est pas problématique comme elle l’est ailleurs. L’ancien entraîneur de football de l’Université Auburn et recrue politique Tommy Tuberville tente de profiter des difficultés du sénateur Doug Jones. Le démocrate avait remporté une élection spéciale en 2017 contre le républicain Roy Moore, qui était accablé par les scandales.

Arizona

Cette bataille d’anciens pilotes de chasse est un combat aérien. La sénatrice républicaine Martha McSally, une ancienne membre de l’armée de l’air, se mesure au démocrate Mark Kelly, un ancien aviateur naval qui milite activement pour le contrôle des armes à feu depuis une fusillade qui a failli coûter la vie à sa femme, l’ex-représentante Gabrielle Giffords.

Géorgie

Il y a deux sièges au Sénat à gagner dans cet État qui s’est beaucoup transformé dans les dernières années quant à la diversité de son électorat. Les électeurs blancs, qui formaient autrefois 70 % de la base électorale, représentent désormais à peine la moitié de la population. Les sondages suggèrent que le sénateur américain David Perdue et son rival démocrate Jon Ossoff sont au coude à coude, tout comme la sénatrice Kelly Loeffler et le représentant Doug Collins, deux républicains en lice pour affronter le candidat démocrate probable, le pasteur d’Atlanta, Raphael Warnock. Dans les deux cas, il pourrait y avoir un second tour de scrutin en janvier.

Iowa

La sénatrice Joni Ernst a joué un rôle de premier plan lors de la Convention nationale républicaine, où elle a applaudi Donald Trump pour s’être soucié du sort des agriculteurs de l’Iowa, et elle a, comme le président, une propension à se fier à la fiction plutôt qu’aux faits. Mais les sondages suggèrent que le soutien de M. Trump s’estompe en Iowa, ce qui pourrait de bon augure pour l’adversaire de Mme Ernst, Theresa Greenfield, qui a considérablement devancé sa rivale républicaine dans la course de la collecte de fonds.

Maine

La sénatrice Susan Collins s’est fait un point d’honneur, lundi, en votant contre la nomination de la juge Amy Coney Barrett à la Cour suprême. Mais elle continue d’être hantée par sa décision, prise en 2018, de se ranger du côté du président dans le cas du juge Brett Kavanaugh, dont la nomination a été entachée par des allégations d’inconduite sexuelle. L’élue modérée qui cumule quatre mandats a peut-être rencontré celle qui la fera tomber: Sara Gideon, la présidente de la Chambre des représentants de l’État, qui a axé sa campagne sur les conséquences d’un éventuel deuxième mandat de M.Trump sur la Loi sur les soins abordables (Obamacare).

Montana

Les démocrates regardent avec attention le Montana, où ils croient que leur candidat, le gouverneur Steve Bullock, a de bonnes chances de voler le siège au Sénat du sénateur sortant Steve Daines. Les sondages suggèrent que les candidats sont à égalité statistique dans cette partie du pays où Donald Trump bénéficie toujours d’un solide soutien.

Caroline du Nord

L’un des meilleurs exemples du sentiment anti-Trump se joue dans cet État, où le démocrate Cal Cunningham apparaît toujours en position de force contre le sénateur républicain et allié de Donald Trump, Thom Tillis, malgré un scandale sexuel. M. Cunningham, auparavant décrit par sa campagne comme un mari et un père de famille aimant, a envoyé des textos à caractère sexuel à une femme autre que son épouse. La campagne Tillis a vivement dénoncé cette hypocrisie et les républicains n’ont pas fait une croix sur l’État dans cette course qui est plus serrée que prévu.

Caroline du Sud

Avant les audiences de confirmation de la Cour suprême, le sénateur Lindsey Graham pouvait sentir le démocrate Jaime Harrison respirer dans son cou. Dans ses apparitions fréquentes à Fox News, M. Graham faisait souvent des appels pour un soutien financier, tandis que M. Harrison fracassait un record dans la collecte de fonds. Mais le rôle de M. Graham en tant que président du comité judiciaire du Sénat et sa gestion habile de la nomination d’Amy Coney Barrett peuvent contribuer à alléger la pression sur l’un des sénateurs les plus alignés sur le président Trump.

Texas

Le représentant Will Hurd, le seul républicain noir de la Chambre des représentants, a battu de justesse Gina Ortiz Jones en 2018. Mais M. Hurd ne se présente pas à nouveau et Mme Jones mène la course de la collecte de fonds contre son nouveau rival, Tony Gonzales, qui pourrait être en difficulté si le taux de participation sans précédent aux États-Unis favorise Joe Biden.

Utah

Burgess Owens, ancien défenseur de la Ligue nationale de football (NFL) et commentateur de Fox News qui est un fervent partisan de Donald Trump, pourrait prendre le dessus sur le représentant démocrate sortant Ben McAdams, un ancien maire de district qui mène dans la course de la collecte de fonds dans le quatrième district de l’Utah, où le président était populaire en 2016.

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