Voie de contournement: une solution d’ici juillet, croit le ministre Fortin

À moins de six mois du cinquième anniversaire de la tragédie de Lac-Mégantic, le ministre québécois des Transports, André Fortin, croit être en mesure de s’entendre rapidement avec Ottawa pour régler d’ici là le dossier de la voie de contournement tant attendue par les habitants de la petite ville, si le fédéral s’engage de façon «majoritaire».

Il a assuré mardi, à Québec, avoir eu de bonnes discussions avec le ministre fédéral, dont une lundi, et qu’il y a une volonté de part et d’autre afin de trouver une solution rapide.

Il croit qu’il est même possible de régler le dossier avant le 6 juillet 2018, qui marquera les cinq ans écoulés depuis qu’un train de pétrole a déraillé et explosé au centre-ville de Lac-Mégantic, tuant 47 personnes. 

Comme il s’agit d’un sujet relevant du fédéral, M. Fortin dit qu’Ottawa doit assumer la majeure partie du coût de la facture de cette future voie de contournement, qui ne doit pas traverser le centre de Lac-Mégantic.

Et si c’est le cas, Québec va faire sa part, assure-t-il.

Aucun montant pour la contribution fédérale n’a été déterminé, a dit le ministre Fortin, car il y a encore des détails à arrimer concernant le tracé.

Pour le moment, les estimations de coûts pour la voie sont de l’ordre de 120 à 140 millions $.

Lorsque questionné à ce sujet, le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, n’a pas voulu indiquer quelle formule il privilégie pour le partage des coûts.

«C’est un projet de reconstruction sociale et on va s’assurer que l’argent va être là pour la voie de contournement, c’est quelque chose que les Méganticois méritent», s’est-il contenté de dire.

La chef du Bloc québécois, Martine Ouellet, estime pour sa part qu’Ottawa devrait financer la voie de contournement en entier.

«Le transport ferroviaire, ça appartient au fédéral jusqu’à temps qu’on fasse l’indépendance», a-t-elle signalé.

«On ne demande pas la charité, c’est de l’argent qu’on leur envoie déjà qu’il faudrait qu’il revienne pour des services au Québec et, dans ce cas-là, c’est le service ferroviaire.»