Voyages à l’étranger: les conservateurs fédéraux aussi dans l’eau chaude

OTTAWA — Les conservateurs fédéraux se trouvent eux aussi écorchés par de récents voyages à l’étranger en pleine pandémie de COVID-19.

Le député ontarien David Sweet a remis sa démission comme président du comité parlementaire de l’éthique après avoir prolongé son séjour aux États-Unis pendant les Fêtes pour des raisons personnelles.

Le chef conservateur Erin O’Toole avait été bien clair avant les vacances des Fêtes; il avait demandé aux membres de son caucus de ne pas voyager à l’extérieur du pays, selon une déclaration transmise à La Presse Canadienne. 

M. Sweet ainsi que le député albertain Ron Liepert ont prévenu le bureau du whip de leur parti qu’ils devaient faire des voyages qu’ils jugeaient essentiels aux États-Unis pendant cette période pour s’occuper de leurs résidences secondaires. 

M. Sweet est cependant resté plus longtemps pour «un voyage d’agrément» sans en informer le whip, selon la déclaration du bureau de M. O’Toole. Ce dernier a donc accepté sa démission comme président de comité.

Le bureau de M. O’Toole soutient qu’aucun autre député conservateur n’a quitté le pays depuis le mois d’août, moment où il est devenu chef. 

La situation est moins claire du côté du Sénat, où il a été révélé que le leader de l’opposition officielle Don Plett a brièvement voyagé au Mexique pendant le temps des Fêtes, avant de revenir au pays. Il est présentement en isolement chez lui, au Manitoba.

«Le sénateur Plett s’est rendu au Mexique le 28 décembre; dès son arrivée, il a réfléchi à sa décision concernant ce voyage et a immédiatement pris les mesures lui ayant permis de rentrer au pays le 31 décembre», a indiqué une porte-parole par courriel. 

Elle n’a cependant pas voulu dire si M. Plett allait démissionner de son poste de leader au Sénat. 

MM. Sweet et Plett font partie d’un nombre grandissant de politiciens qui se retrouvent dans l’eau chaude pour avoir voyagé à l’extérieur du pays, alors que les Canadiens se font dire de rester à la maison et d’éviter les déplacements non essentiels. 

Lundi, l’ex-chef par intérim du Parti libéral du Québec, Pierre Arcand, a été démis de ses fonctions de porte-parole et le premier ministre Jason Kenney, en Alberta, a sévi contre une demi-douzaine de ses ministres et membres de son personnel politique.

Au fédéral, la néo-démocrate Niki Ashton et les députés libéraux Kamal Khera et Sameer Zuberi ont démissionné de leurs rôles comme porte-parole, secrétaire parlementaire et membre d’un comité, respectivement. 

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